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de 2327 revues culturelles francophones dont 282 revues électroniques.
...son chemin : il vient de publier un essai Les Cahiers du chemin (1967-1977) de Georges Lambrichs. Poétique d’une revue littéraire.
La constellation littéraire faite d’écritures et pensées singulières et fortes apparaît tisser selon Serge Martin un réseau de fines attaches, selon le titre d’un roman de Georges Lambrichs.
Cet ouvrage est l'aboutissement d'un travail de plusieurs années (voir par exemple (et par hasard) La revue des revues n° 43 de 2009).
Serge Martin, 2013, Paris : Honoré Champion Éditeur, "Poétiques et esthétiques XXe-XXIe siècles", 224 p., 15,5 x 23,5 cm, ISBN: 978-2-7453-2632-4
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Au départ modeste journal satirique distribué à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, les architectes Émile Parent, Edgard Klutz, Yvon Falise, Paul Fitschy et Albert Tibaux vont positionner la revue L'Équerre,
publiée de 1928 à 1939, comme l'un des principaux périodiques engagés de l'architecture et de l'urbanisme belges, relayant les débats européens de l'entre-deux guerres et devenant l'organe de diffusion officiel des CIAM (Congrès internationaux d'Architecture moderne) en Belgique. [...]
Outre la réédition des 107 numéros de la revue en facsimilé permettant au lecteur averti un regard personnel et, surtout, pérennisant une somme de connaissances, l’ouvrage, en gestation depuis 2004, est augmenté d’une perspective didactique. Cinq textes critiques contextualisant et actualisant le regard porté sur L'Équerre aident à appréhender le contexte, les stratégies, les acteurs et les enjeux d'un mouvement dont les théories marqueront durablement les architectes de l'après-guerre.
Avec comme but ultime une compréhension de cette période sensible de l'histoire au travers une revue d'architecture et la reconnaissance de l'architecture moderne en Wallonie, trop souvent méconnue.]
Collectif, 2013, Éditions Fourre-Tout, Diffusion : R-Diffusion, 1344 p. dont 216 en quadrichromie, Bilingue français-anglais, 26,5 x 33 x 6 cm (3,5 kg), ISBN: 978-2-930525-12-9
Site de l'éditeur
Dans le livre issu de sa thèse et publié aux Presses universitaires de Rennes (2012), Anne-Laure Anizan relève (p. 71-72) le rôle d'une revue scientifique, littéraire et culturelle dans la
construction du magistère politique et intellectuel de Painlevé : La Revue du mois
(1906-1915), fondée et dirigée par son collègue et ami Émile Borel avec son épouse, née Marguerite Appell [Camille Marbo]. Avant son élection à la Chambre, Painlevé y publie des articles consacrés notamment à Giordano Bruno et Galilée, Marcellin Berthelot ou la synthèse chimique.
Anne-Laure Anizan, 2012, Presses universitaires de Rennes, 15,5 x 24 cm, 434 p., ISBN : 978-2-7535-2080-6
Sur le site de l'éditeur
C'est le thème traité le 15 avril 2013 par Caroline Broué dans son émission La Grande table
, un débat avec André Gunthert, Mathieu Potte-Bonneville et Antonio Casilli.
Site de l'émission

...et qu'André Chabin lui-même y écrit – un texte personnel, émouvant
sur son rapport aux revues, avant même Ent'revues – qu'il faudrait ostraciser Esquisses.
Le numéro 4 vient de paraître, sous le titre "Traverses".
Coordonnées de la revue
Site des Éditions du Félin.
...érudit éperdu, membre de la rédaction de La Revue des revues, redonne silhouette à une multitude d’écrivains oubliés.
Travail passionné entrepris en 1993 pour Le Matricule des anges, le voici réuni en un volume de 156 notices qui se lisent comme des micro-fictions tant les auteurs dont il est question se sont estompés au point d’apparaître pour nombre d’entre eux comme des personnages imaginaires : l’impression est renforcée comme le plaisir de la lecture grâce à la plume brillante et experte de Dussert. Bernard de Bluet d’Arbères amorce ce défilé de morts-vivants qui s’achève avec Michel Ohl : on aura croisé les fantômes de Raymonde Linossier, de Marcel Lami, Henri Allorge, Gabriel Nigond… Bataillon d’oubliés qui recompose une possible autre histoire de la littérature. D’autres à la mémoire sauvée ont-ils leur juste place dans l’histoire littéraire telle qu’elle s’écrit et surtout telle qu’elle se publie : Félix Fénéon, Charles Monselet, Remy de Gourmont, Jean Richepin, Claude Aveline, Hélène Bessette…? Tant d’arbres de cette forêt retrouvée ont poussé sur autant de revues : parterre de « petites revues » et grandes revues (La Revue blanche, Les Soirées de Paris, L’Amour de l’art, les Cahiers du Sud, La Rue…) et dont beaucoup aux pétales non moins fanés que les auteurs qu’elles ont couvés : La Petite revue du midi, La Revue méditerranéenne, La Revue impulsionniste, La Revue Maurice, La Joute ou encore Le Satan…
Éric Dussert, Une forêt cachée/Une autre histoire littéraire. 156 portraits d’écrivains oubliés, préface de Claire Paulhan, Paris : La Table ronde, 2013, 608 pages, 125 x 190 mm, ISBN : 978-2-7103-3160-5
...fondée, en 1910, par deux émigrés russes Volf Chalit et Dimitri Snégaroff, se confond largement avec les impressions d’art et de littérature du XXe siècle en France. Un catalogue impressionnant,
de Paul Guillaume à Gertrude Stein, de Iliazd à Pierre Bettencourt, de La Délirante au Cercle d’art, de Corti à Seghers, de Hazan à Skira…
Ce savoir faire exceptionnel, elle le mit dès 1913 au service d’une revue, en l’occurrence Les Soirées de Paris deuxième série de Guillaume Apollinaire et Serge Férat. Dès lors elle imprimera les principales revues d’art de l’époque
(Les Arts à Paris, Action de Florent Fels, le Bulletin de l’Effort moderne, les Cahiers d’art…). De nombreuses revues surréalistes sortiront de leurs presses ainsi que des numéros de Minotaure. Et tant d’autres revues plus ou moins éphémères : Art concret de Jean Hélion, Le Spectateur, L’Esprit nouveau,
Clarté, Critique, L’Âge du Cinéma d’Ado Kyrou…
Aujourd’hui toute cette histoire prestigieuse est en ligne dans un site foisonnant de documents qui décline toutes les étapes du travail de l’imprimerie Union qui a fermé ses portes en 1995. Ce site est animé par le trop rare Antoine Perriol, avec la collaboration de Olivier Bourreau au développement du site (on comprend mieux son éloignement), de Guillaume Louet (auteur prolifique de La Revue des revues) au conseil littéraire et de Charlotte Bayle (qui êtes vous ?) au graphisme : une fort belle réalisation, la qualité de l'entreprise électronique rend bel hommage à l'exigence de l'imprimerie.
Site L'Imprimerie Union

...car outre la profusion poétique qu’elle donne chaque semaine à partager, elle est un des rares espaces à suivre avec une attention renouvelée l’actualité des revues. Ainsi dans sa livraison 39, Christophe Dauphin, poète et revuiste lui-même (Les Hommes sans épaules) rend compte de des récentes livraisons de 11 revues : Lettres Roumaines, Empreintes, Diérèse, Chiendents, Coup de Soleil, 7 à dire, Friches, Spered Gouez, La main millénaire, Concerto pour marées et silence, Intranqu’illités. A lire et souvent à découvrir ces titres, on voit que son attention s’est tournée vers des entreprises peu célébrées: double mérite donc. Dans cette même rubrique, il y a quelques semaines, Mathieu Baumier, le directeur de Recours au Poème consacrait un grand article, pour le coup, à la très précieuse revue Conférence.
Sur Télérama.fr, Erwan Desplanques s’y essaie. Sous le titre « Le vrai-faux filon des mooks, revues en vogue », le journaliste dresse un inventaire peu amène de ce « nouveau » genre éditorial
dont XXI fut pionnière et reste le navire amiral. Il semble ne distinguer dans ces objets mi-magazine au long cours – titre de l’un deux – mi-livre (qui ne se revendiquent pas si souvent, contrairement à ce qu’affirme E. Desplanques, revues) que du chic et du choc : « enrobage » , « pour être à page » sont quelques-unes des expressions dont il les gratifie. Reste que l’article n’analyse pas vraiment ce qui fait le succès de ces mooks, ni la séduction qu’ils exercent sur les libraires bien que ceux-ci commencent à crouler sur leur profusion. L’auscultation économique du genre est plus parlante et conduit le journaliste à prévoir une hécatombe quand le marché sera saturé et que la mode en sera fanée.
Regrettons tout de même que le langage des mooks manié par E. Desplanques reste approximatif car on ne voit pas très bien en quoi Cassandre, Le Tigre, Tango, entre autres, participent de cette syntaxe branchée : d’où l’étrange paradoxe de cet article qui veut en creux faire l’éloge des revues et qui les embrigadent dans leur contraire.
En attendant, une nouvelle péninsule sur le territoire en extension (avant naufrage ?) des mooks : Gibraltar, « revue papier de qualité qui traite du bassin méditerranéen »

…de publier un long article inédit en français de Michel Foucault), Vincent Weber, l’un des membres de la rédaction de la revue évoque sa découverte et sa lecture de la revue Littérature. Cette publication
en 2 séries (22 numéros entre 1919 et 1921, puis 13 livraisons entre 1922 et 1924) creuset du surréalisme fut fondée par Breton, Aragon, Soupault. Weber ne prétend pas ici faire œuvre d’énième mémorialiste, ni d’érudition à l’égard de cette revue dont il pointe qu’elle fut un « perpétuel grand écart » : il campe sur la position du lecteur emballé par les textes bien sûr mais aussi séduit et réjoui par les nombreux jeux, enquêtes concours, procès qui caractérisa la production de la revue. C’est d’ailleurs la plus célèbre enquête qu’elle mena « Pourquoi écrivez-vous ? » qui conduisit Vincent Weber à aller voir de plus près cette revue. En notre époque où le surréalisme est partout et nulle part, dévoyé le plus souvent, Weber invite à aller le saisir à sa source « en train de se comploter » : la revue comme repaire de comploteurs…
Coordonnées de la revue

Dans son numéro 13 autour de la thématique « papier(s) », la revue Sazzarine republie un long entretien avec Lucien Suel, poète, performer, musicien chanteur, mail-artiste et animateur de revues réalisé par couurier et courriel par Sylvain Courtoux.
Il évoque les artistes qui l’ont influencé ou durablement marqué de Léon Bloy ou Huymans aux écrivains de la Beat generation, de Bob Dylan à Patti Smith en passant par les groupes punk.
La première revue qu’il a créée reprenait un titre du groupe The Fugs,
The Starscrewer qui publiera 8 numéros : avec des textes de Burroughs,
Bukowski, Jean-Pierre Verheggen, Claude Pélieu, Jacques Donguy.
Elle consacrera un numéro entier à la traduction des textes des groupes punks.
Il détaille longuement sa conception de l’écriture (depuis le cut-up de ses débuts), toutes les revues qu’il a côtoyées et celles nombreuses qui l’ont accueilli
(Java, Action poétique, Boxon, Dock(s)…). Enfin il s’attarde sur l’aventure
de Moue de Veau qui a publié 1111 numéros entre le 2 janvier 1989 et 11-11 98 (suivront 6 numéros hors collection). Il raconte par le menu la fabrication de cet étrange objet entre exemplaires uniques, numéros abondant une « Anthologie permanente du Veau », numéros spéciaux parce que constituant « une entité remarquable » enfin les numéros réalisés par les auteurs/artistes eux-mêmes tirés à 23 exemplaires… On retrouve en fin de l’entretien le déroulé de tous les auteurs et artistes embarqués dans cette « mini-revue dada punk ».
Depuis cette revue qui n’est jamais vraiment finie, Lucien Suel, créateur de la Station Underground d'Émerveillement Littéraire, anime le blog Silo.
Coordonnées de Sarrazine
Commerce, revue littéraire fondée en 1924 par Marguerite Caetani, se présente sous la forme de vingt-neuf « cahiers trimestriels publiés par les soins de » Valéry, Fargue et Larbaud. Elle s'inscrit magistralement dans le champ concurrentiel des revues des années vingt. Commerce joue un rôle de « découvreur » important, s'ouvre au meilleur des auteurs étrangers de son temps et redécouvre des anciens textes capitaux : par son esprit « classique moderne », Commerce réinvente l'héritage classique.
Founded in 1924, Commerce is a literary review which discovers new talent, welcomes the best of contemporary foreign writing, and rediscovers seminal texts from earlier eras : with its take on the "modern classic", Commerce seeks to reinvent traditional literary history.

Eve Rabaté, 2012, Paris : Classiques Garnier, Collection "Études de littérature des XXe et XXIe siècles", 16 x 24 cm, 801 p., ISBN : 978-2-8124-0792-5
Cette somme importante (801 pages !) est l'aboutissement d'années de travail.
Eve Rabaté avait donné un important article à La Revue des revues no 42, "Commerce et La NRF Concurrentes ou complémentaires ?"
Dans un mémoire préparé sous la direction de Christine Bouneau (Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3), Julien Agenjo étudie La Revue socialiste de 1946 à 1973. Fondée par Robert Verdier et les Cercles Jean-Jaurès, la revue est dirigée par Ernest Labrousse (1946-1954), puis, après la crise de la CED, par Étienne Weill-Raynal et Roger Pagosse (1954-1973). L'étudiant s'intéresse à son contenu rédactionnel, aux lignes de fracture qu'elle révèle et à sa marge d'autonomie par rapport à la SFIO.

Cet essai veut démontrer le changement radical qui s'est opéré dans l'histoire de la fameuse revue, de sa création en 1951 au départ de Serge Daney en 1982, comme un âge d'or, et une soumission au marché du spectacle depuis.

Émilie Bickerton, 2012, Les Prairies ordinaires, 15,5 x 24 cm, 190 p., ISBN : 978-2-7535-1971-8

...dans sa livraison n°30 de mars 2012 consacre aux socialistes réformistes des années 1880-1930 un dossier particulièrement riche. Il permet de réévaluer l’importance historique du réformisme radical, longtemps éclipsée par un marxisme dominateur.
L’introduction de Christophe Prochasson constitue une sorte de petit manifeste pour une nouvelle histoire du réformisme. Il s’agit désormais de « faire toute sa place à ce réformisme de l’action qu’on voit à l’œuvre dans les syndicats, les coopératives et les mutuelles ». L’ensemble des contributions éclaire un certain nombre de pensées et de démarches d’acteurs oubliés comme Georges Renard, Eugène Fournière ou Frédéric Rauh. Romain Ducoulombier revient sur le rôle de l’antiréformisme dans la naissance du PCF tandis qu’Emmanuel Jousse présente la société fabienne, cette organisation travailliste « archétype du réformisme ». Jean-Numa Ducange s’intéresse à la première révision du marxisme et Marion Fontaine compare le réformisme syndical des mineurs français et britanniques. Serge Audier poursuit son exploration du socialisme libéral en analysant la pensée de Carlo Rosselli et en la situant dans le contexte du socialisme réformiste italien. Jacques Julliard conclut ce riche dossier par quelques remarques sur la « vérité du réformisme ». L’histoire du réformisme apparaît désormais comme un objet historique majeur. Il était temps : quoi de plus utile aujourd’hui que cette enquête aux sources du socialisme réformiste ?
Coordonnées de la revue
...de trouver, dans le numéro 306 (avril-juin 2012) de cette revue éditée au Septentrion, intitulé L'écrivain critique, parmi les textes réunis par Marie-Paule Berranger, et plus précisément dans l'ensemble "Le lieu et la formule : influence des supports et des genres",
à côté d'articles relatifs aux échanges épistolaires de la NRF (Françoise Simonet-Tenant) ou "Quelques aspects critiques dans Commerce" par Eve Rabaté (voir La Revue des revues no 42), une contribution de Serge Martin, distingué revuiste (Résonance générale), enseignant, poète et auteur pour Ent'revues (La Revue des revues no 43), intitulée Les Cahiers du chemin de Georges Lambrichs (1967-1977). Des singularités critiques tout contre les avant-gardes.
Coordonnées de la revue

La revue fondée par Emmanuel Mounier se transforme pour l’occasion. Pour la forme, changement typographique et cure d’amincissement. Pour le fond, l’équipe d’Olivier Mongin et Marc-Olivier Padis est toujours aussi combattive et attentive à l’air du temps intellectuel.
Deux récents numéros en témoignent. En mars-avril 2012, sous la houlette de Michaël Fœssel, un dossier pose la question : « Où en sont les philosophes ? » Parmi la douzaine de contributions signalons celle de Frédéric Worms qui réfléchit aux moyens de « rétablir les relations entre la philosophie et ses publics ». Stéphane Haber étudie de son côté le renouveau de la philosophie sociale tandis que Pierre Cassou-Noguès démonte « l’épouvantail de l’argument » brandi par la philosophie analytique. Le numéro d’août-septembre offre un excellent ensemble consacré à Simone Weil. Les textes présentés par Frédéric Worms se proposent d’étudier comment la philosophe fut contemporaine de son temps, de ses propres contemporains et de notre temps. Nadia Taïbi, Daniel Lindenberg, Robert Chenavier, Valérie Gérard ou Joël Janiaud se concentrent sur la vie et la pensée de l’auteur de L’Enracinement. D’autres tentent des comparaisons. Guy Samama apporte de nouvelles réflexions sur la relation entre Camus et Weil. Olivier Mongin s’attache à étudier la lecture que fit Blanchot de l’œuvre de la philosophe. Alice Holt propose de son côté une passionnante lecture parallèle de George Orwell et de Simone Weil « à la recherche du socialisme démocratique ».
Une journée sera consacrée à cet événement à Ent'revues, le 30 novembre prochain. Précisions dans nos "Actualités" dans les semaines qui viennent.
... à celui de Léon Trotsky, auquel il a consacré une biographie magistrale parue chez Fayard en 1988.
Mais il ne faut pas oublier qu’outre ses nombreux livres sur le communisme et les mouvements ouvriers révolutionnaires, Pierre Broué a été aussi un animateur de revues, à travers les Cahiers Léon Trotsky
(CLT) et, plus tard, Le marxisme aujourd’hui.
Le numéro 11 de Dissidences (mai 2012) intitulé « Pierre Broué - un historien engagé » restitue la complexité de ce chercheur militant et consacre plusieurs articles aux CLT qui comptent 80 livraisons entre 1979 et 2003.
Ces cahiers entendaient rendre public les travaux de l’Institut Léon Trotsky, dont la mission première était de réaliser une édition scientifique en langue française des Œuvres du révolutionnaire soviétique. À côté de cet important travail, les CLT devaient permettre d’ouvrir la discussion et Pierre Broué les concevait comme le véritable « poumon » des Œuvres complètes de Trotsky. Les cahiers avaient aussi vocation à publier tous les matériaux qui ne pouvaient entrer dans les volumes des Œuvres, depuis la formidable moisson de documents consécutive à l’ouverture en 1980 de la partie encore fermée des Archives Trotsky de Harvard.
En plus des articles de Jean-Guillaume Lanuque et de Gérard Roche proposant un premier bilan critique des CLT, on pourra utilement consulter dans ce numéro de Dissidences l’intégralité des sommaires de la revue dédiée au théoricien de la révolution permanente.
Coordonnées de la revue.
Dans ce livre issu de sa thèse et publié aux Presses universitaires de Rennes, Anne-Laure Anizan relève (p. 71-72) le rôle d'une revue scientifique, littéraire et culturelle dans la construction du magistère politique et intellectuel de Painlevé : La Revue du mois (1906-1915), fondée et dirigée par son collègue et ami Émile Borel avec son épouse, née Marguerite Appell [Camille Marbo]. Avant son élection à la Chambre, Painlevé y publie des articles consacrés notamment à Giordano Bruno et Galilée, Marcellin Berthelot ou la synthèse chimique.

Avec une préface de Jean-Yves Mollier.
François Vignale, 2012, Presses universitaires de Rennes, 15,5 x 24 cm, 292 p., ISBN : 978-2-7535-1971-8
Sur le site de l'éditeur
Ce n'est pas nous qui le disons mais sur son blog La République des livres Pierre Assouline du Monde des livres qui, non seulement leur rend un vibrant hommage :
[…] C’est vraiment là que ça se passe. Il suffit de se baisser
pour ramasser talents, idées, auteurs, pistes, intuitions. Tant de livres sont nés dans ces colonnes. Lorsqu’une revue disparaît, ni fleurs ni couronnes, on ne s’en aperçoit pas ; quand elle dure, on s’en inquiète ; mais qu’elle vienne à naître et le village s’embrase. Enfin, souvent. […]
mais évoque plus longuement Edwarda, Théodore Balmoral et la toute récente Feuilleton.
Un intérêt supplémentaire réside dans les échanges nombreux suscités par cette chronique, faisant état de la méconnaissance du public (grand ?) du monde des revues, de leur manque de visibilité... Un encouragement à poursuivre nos actions, à Ent'revues.

Le centre international de poésie Marseille présente cette exposition du 3 février au 24 mars 2012.

Le vendredi 3 février 2012, à 18h30, vernissage de l'exposition suivi de présentations et de lectures avec :
Jean-Luc Parant, Éric Meunié, Kristell Loquet, Krzysztof Styczynski.
Le Cahier du Refuge consacré à l'exposition est disponible en ligne.
Coordonnées.
Le projet CIEL (Centre interuniversitaire d’Étude du Littéraire) découle de l’association du Centre d’Histoire de la littérature belge en langue française de l’Université libre de Bruxelles (dir. Paul Aron) et du Centre d’Études de la littérature francophone de Belgique de l’Université de Liège (Celifrab, dir. Jean-Marie Klinkenberg et Benoit Denis). Ce projet a bénéficié d’une Action de Recherche concertée (ARC) dans les deux universités d’octobre 2002 à septembre 2007. Il se prolonge désormais dans le souhait des deux équipes de continuer à travailler de concert.[...]
Parallèlement à cela, l’ARC « Presse et littérature en Belgique francophone » a entrepris la numérisation d’une sélection de périodiques littéraires belges. Menée en partenariat avec les Archives et Bibliothèques de l’ULB (A&B), cette entreprise a débouché sur création d’une digithèque Revues littéraires belges. Nous renvoyons le lecteur à ce site pour une présentation plus détaillée du projet.

Le titre ne doit pas égarer : en 102 notices, il s’agit bien davantage d’un panorama savant et richement illustré de la presse satirique depuis Les Révolutions de France et de Brabant (1789-1791) jusqu’à Siné Hebdo (et pas encore Mensuel…) ou La Mèche créée en 2010. On y reconnaîtra les plus familières de L’Assiette au beurre à Hara-kiri, en passant par les plus ignobles (Gringoire, Au Pilori, Je suis partout) et à coup sûr on en découvrira beaucoup d’autres : sans doute Le Cri du Midi qui ne vécut que 12 numéros, peut-être La Feuille de Zo d’Axa ou encore Le Sans-culotte et beaucoup d’autres encore. Ainsi se souvient-on de Mords-y l'œil créé à l’aube des années 80 où se retrouve toute la bande de Charlie Hebdo ? Bref, si elle ne concerne qu’à la marge les revues, cette publication fait pourtant écho à notre ambition par son travail de mémoire et de recherche sur tout un secteur de l’édition méconnu et parfois dédaigné. Et puis, on est ravi de retrouver le talent et la drôlerie des artistes dont nombre de couvertures ici reproduites ressuscitent l’éclat.
Textes réunis par Jean-Claude Gardes et Alban Poirier, Ridiculosa no 18, Équipe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Image Satirique (E.I.R.I.S.), Brest : Université de Bretagne Occidentale, novembre 2011, 372 p., 15 euros.
Site de l'éditeur
Connaissez-vous l’Absurdisme, le Sensorialisme ou le Jemenfoutisme ? Avez-vous déjà croisé des jarivistes, ou des effrénéistes ? Non, alors précipitez vous sur le Dictionnaire des mouvements artistiques et littéraires 1870-2010 d’Alain et Odette Virmaux aujourd’hui réédité dans une version augmentée par les éditions du Félin. Cette encyclopédie des « groupes, courants, pôles et foyers » qui ont écrit l’histoire culturelle des derniers siècles fait une part belle aux revues qu’elles soient distinguées par une entrée spécifique (c’est vrai de La N.R.F., Tel Quel, Les Temps modernes ou de La Revue blanche bien sûr mais aussi
d’Arguments, Perpendiculaire, Fontaine, La Grive parmi des
dizaines d’autres ou encore de la tchèque Devetsil, de la danoise Linien, des Lèvres nues (Belgique), Skamander (Pologne)… – jalons marquant l’ambition internationale de cette somme) ou qu’elles occupent une place majeure dans les développements consacrés à des mouvements : le Personnalisme avec Esprit, le Collège de philosophie (Acéphale), le Situationnisme, Cercle et Carré ou Merz avec leur revue éponyme.
Alain et Odette Virmaux, Paris : Éditions du Félin, 2011,
577p., 35 €
Sur le site de l'éditeur

Un colloque s’est tenu en mars 2010 à Saint-Étienne sur Benoît Malon et le plus célèbre de ses enfants, le plus durable aussi : La Revue socialiste, fondée une première fois en 1881, refondée en 1885 et qui paraît toujours, après bien des avatars. Les actes de ce colloque international viennent d’être publiés : le point est fait sur les premières années de la revue, ses réseaux, son contenu intellectuel, ses relations avec l’Italie et les internationaux… Outre les organisateurs de la vaillante Association des amis de Benoît Malon, historiens chevronnés (Marc Vuilleumier, Michel Dreyfus) ou plus jeunes (Charles-Henri Girin, Éric Lebouteiller…), sociologues (Philippe Chanial), philosophes (Bruno Antonini) se sont associés pour cet important travail.
Gérard Gâcon, Claude Latta, Jean Lorcin, René-Michel Bourdier (dir.), Lyon : Jacques André éditeur, 2011, 370 p.,
32 euros.
Sur le site de l'éditeur
Poète multiforme, écrivain tout terrain, Jean-François Bory fait l'objet d'une exposition en bibliothèques en Italie, puis en France.
Parmi les livres , objets (livres, affiches, cartes postales, dépliants...), manifestes, catalogues écrits et/ou édités par ailleurs, dans toute l'Europe, ou dans la maison d'édition Agentzia qu'il crée avec Jochen Gerz en 1968, on remarquera notamment Approches (1966-1969), fondé avec Julien Blaine, Agentzia qui aura deux numéros ou encore L'Humidité, 25 numéros entre 1970 et 1978.
L'exposition évoque également les collaborations nombreuses et les réseaux où l'on crois les revues japonaise Vou, hollandaise Subvers, italiennes Geiger, Lotta poetica et Tèchne
Du 26 novembre 2011 au 28 janvier 2012, Biblioteca civica d'arte Luigi Poletti, Modène, du 15 février au 15 juin 2012,
Centre des livres d'artistes, Saint-Yrieix-la-Perche (87).
Catalogue : A cura di / Par Carla Barbieri, Melania Gazzotti, Francesca Morandi, Nicole Zanoletti, 2011, Modena : Biblioteca civica d'arte Luigi Poletti
Sur le site de la bibliothèque Luigi Poletti
Centre des livres d'artistes, bibliothèque annexe de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) : bibliotheque@saint-yrieix.fr.
"Cet ouvrage propose une exploration globale et, pour la première fois, collective de l’extraordinaire floraison des revues du XXe siècle artistique. Ces revues donnent toujours davantage d’informations et génèrent plus de significations que les hommes et les groupes, via leurs programmes, ont voulu ou cru y mettre. Bien souvent, au regard de l’histoire, leur influence est inversement proportionnelle à la durée de leur vie. Voilà pourquoi les revues jouissent aujourd’hui de la même considération que les archives en tant que source indispensable à la recherche."

Avec une préface de Pierre Wat.
Rossella Froissart Pezone et Yves Chevrefils Desbiolles (dir.). Romain Mathieu (collab.), 2011, Presses universitaires de Rennes, 16,5 x 24 cm, 342 p., ISBN : 978-2-7535-1480-5
Sur le site de l'éditeur
Cette Journée en l'honneur de Pierre Nora autour de son œuvre est organisée le 24 novembre par le Centre national du Livre.
"L’histoire, l’édition de sciences humaines, l’engagement dans la Cité : ces trois facettes, conjointes, de la vie et de l’œuvre de Pierre Nora ont profondément transformé le paysage intellectuel. C’est à cette empreinte et à cette dette que le CNL consacrera, le mardi 29 novembre, à l’Hôtel d’Avejan, une journée d’étude en présence de l’académicien."
De 9h à 18h30 se succèdent les tables rondes notamment, de 14h30 à 16h, Les revues et l'engagement intellectuel, avec Michel Crépu, Claude Lanzmann, Philippe Roger, Jean-Louis Schlegel et Michel Surya.
Renseignements : Centre national du Livre
Site : www.centrenationaldulivre.fr
Le fonds Paul Destribats est constitué de revues et de périodiques des avant-gardes artistiques des XIXe et XXe siècles. Le catalogue propose les notices descriptives de ces publications avec l'état du fonds et reproduit les couvertures de 1 018 d'entre elles, de La cause du peuple de George Sand (1848) à Art press (1972) de Catherine Millet.
sous la direction de Didier Schulmann, Agnès de Bretagne
avec la collaboration de Marine Planche, Ambre Gauthier, septembre 2011, Publications du Centre Pompidou, 375 p., 75 €.
La Bibliothèque Kandinski du Centre Pompidou a reçu les dons d’archives photographiques et commerciales de Cahiers d’art, la revue puis maison d’édition et galerie fondées par Christian Zervos. Cet ouvrage somptueux est issu de ce nouveau fonds d’archives. Documents, études, photographies, reproductions d’œuvres font resurgir une part de l’histoire d’une des plus belles revues d’art jamais créée au 20e siècle.
Christian Derouet, janvier 2011, Publications du Centre Pompidou, coll. Archives de la bibliothèque Kandinsky, 224 p., 34,90 € (prix France).
Après la seconde guerre mondiale, de nombreux intellectuels des pays de l’Est passés dans l’orbite soviétique s’exilèrent. Paris fut une de leur terre d’accueil d’où ils continuèrent leur lutte contre le totalitarisme. Les revues furent une de leurs armes privilégiée : c’est ce que montre ce volume, publication des actes d’un colloque organisé par le Centre de civilisation polonaise de Paris-Sorbonne. La revue russe Kontinent, Syntaxis de Siniavski et Kultura du Polonais Jerzy Giedroyc – ici la plus abondamment étudiée – formèrent quelques-uns de ces îlots de résistance intellectuelle. Les Cahiers de l’est, La Nouvelle Alternative ou Lettre internationale, au fil des décennies, s’inscrivirent dans ce même combat.
Wojciech Falkowski et Antoine Marès [dir.], mars 2011, Paris : Institut d’Études slaves, 176 p.
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