par Jacques Damade
2026, in La Revue des revues no 75
Jacques Damade, écrivain, éditeur, livre ici un témoignage de lecteur, amateur exigeant de revues. Au mois d’octobre 1981, sa rencontre avec Le Promeneur tient du coup de foudre : il nous en retrace une histoire sensible, un portrait de Michèle Hechter et Patrick Mauriès, ses fondateurs, rejoints bientôt par Bernard Turle, et épaulés les trois dernières années par Franco Maria Ricci, et une description précise, au gré des LXIV numéros jusqu’en 1989. Il montre combien Le Promeneur se distingue dans le paysage intellectuel, littéraire et artistique de la décennie et fraie dans le monde des psychanalystes, des imprimeurs (anarchistes), des annonceurs (chics, snobs). Les considérations économiques se complètent de commentaires esthétiques : la légèreté d’un 16 pages de vergé ivoire. La revue est exigeante, faisant la part belle aux curiosités littéraires, à des raretés souvent puisées dans la littérature étrangère, à la mode, la littérature gay, jusqu’à la frivolité. Le dandysme à l’œuvre.
[The Walker]
Jacques Damade, writer and publisher, offers here his testimony as a reader and discerning journal lover. In October 1981, his encounter with Le Promeneur was love at first sight: he recounts a sensitive story, a portrait of Michèle Hechter and Patrick Mauriès, its founders, soon joined by Bernard Turle, and supported for the last three years by Franco Maria Ricci, and a detailed description, across 64 issues until 1989.
It shows how Le Promeneur stood out in the intellectual, literary and artistic landscape of the decade, rubbing shoulders with psychoanalysts, (anarchist) printers and (chic, snobbish) advertisers. Economic considerations are complemented by aesthetic comments: the lightness of 16 pages of ivory laid paper. The journal is demanding, giving pride of place to literary curiosities, rarities often drawn from foreign literature, fashion, gay literature, even frivolity. Dandyism at work.