Guide des revues

Ce bref livret contient un certain nombre d’informations pratiques assorties de quelques réflexions et enrichies de ressources pour la création et la commercialisation d’une revue.

Il ne prétend aucunement répondre à l’ensemble des questions, ni envisager la totalité des situations possibles. Des aspects très spécifiques d’un point vue juridique (le plagiat par exemple), comptable, ou purement technique (développement d’un site…) n’y sont pas abordés : ils réclament un examen propre à chaque situation. Il n’existe ni mode d’emploi unique, ni réponse universelle.

Dans ce qui suit, il n’est nulle part question du contenu des revues qui relève de l’entière liberté – et responsabilité – de leurs créateurs.À peine est-il fait allusion, ici et là, aux formes qu’elles choisissent de revêtir : il est heureux qu’elles soient multiples, non-calibrées, parfois inattendues. C’est un autre aspect de leur inaltérable liberté mais il est salubre de mesurer le contexte dans lequel elle s’exerce.

le statut juridique

La structure juridique le plus simple et la plus communément utilisée pour créer une revue est l’association : vous trouverez toutes les informations nécessaires à sa création et le détail des démarches à effectuer sur le site : http://vosdroits.service-public.fr/associations

Ce même site informe de la marche à suivre pour toute modification affectant une association : changement de siège social, de président…

Veillez, dans les statuts que vous rédigerez, à ne pas trop restreindre l’objet de votre association : vous pouvez avoir l’ambition ultérieure de publier des livres à partir de votre revue.

Il vous sera indispensable d’obtenir un numéro de SIRET, la plupart de vos interlocuteurs institutionnels (demandes de subvention) l’exigeront : il n’est pas attribué automatiquement mais s’obtient par une démarche volontaire de l’association auprès de l’INSEE. Le site du service public.fr vous guidera dans cette démarche : vous y trouverez à la fois le courrier type et les adresses des différentes agence de l’INSEE.

les premières formalités

le choix du titre

Ce n’est pas véritablement une formalité mais une nécessité !
Il est utile, parfois même vital pour l’avenir de la revue, de s’assurer que le titre choisi n’est pas déjà pris. De telles mésaventures arrivent quelquefois et l’antériorité de l’homonyme pourra vous valoir l’interdiction d’arborer le même et donc l’obligation de le changer en cours de route…

Faites une recherche de base sur n’importe quel moteur de recherche, vous découvrirez vos éventuels « sosies ». S’ils sont loin de vos domaines d’activités, cela peut passer mais ce n’est pas sûr : soyez prudents.

Interrogez quelques bases bibliographiques dont celle d’Ent’revues mais aussi celle de la BNF.

Vous pouvez aussi lancer une recherche par l’intermédiaire de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) et même y déposer votre titre pour le protéger mais il vous en coûtera quelque argent.

Pour le protéger, vous pouvez employer un moyen aussi artisanal qu’efficace : vous vous adressez une lettre recommandée contenant le fameux titre et vous ne l’ouvrez pas. Le cas échéant, vous pourrez justifier, le cachet de la poste faisant foi, de l’antériorité de votre choix.

Petite remarque annexe : défiez-vous de trop de coquetteries typographiques, elles ne faciliteront pas votre recherche sur internet et de manière générale votre référencement.

obtenir un ISSN

L’ISSN est un code international normalisé qui permet d’identifier une publication en série (et non chacune des livraisons  qui compose cette série).

Pour l’obtenir, il suffit d’effectuer le dépôt légal de son premier numéro à la Bibliothèque Nationale qui en échange vous communiquera votre ISSN que vous apposerez en 4e de couverture de votre revue.

le Dépôt légal

Obligatoire, il consiste en l’envoi à la BNF de 1 exemplaire de votre publication, un seul pour les tirages de moins de 300 exemplaires.

Vous pouvez télécharger à partir du site de la Bibliothèque Nationale de France la déclaration initiale du dépôt légal. Par la suite, vous trouverez sur ce même site le formulaire pour la déclaration globale annuelle.

Vous trouverez sur le site également l’adresse postale où devront être adressés vos envois : http://www.bnf.fr/fr/professionnels/depot_legal.html‎

l’ISBN et son code barre pour la commercialisation :

Il n’y a aucune obligation d’arborer un ISBN sur la couverture de sa revue mais pour sa commercialisation en librairie, c’est un élément important. En effet, ce numéro sert à identifier un article unique, il change donc pour chaque ouvrage ou pour chaque revue publiés. L’ISSN lui reste identique tout au long d’une série, il ne permet pas de distinguer les différents numéros publiés. Désormais les libraires se servent des codes barres pour à la fois enregistrer physiquement les ouvrages et les vendre. Si vous ne disposez pas d’ISBN, il devra en créer un code spécifique afin de distinguer un numéro particulier de votre revue.

Pour obtenir un ISBN, il faut s’adresser à l’AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre). Site de l’AFNIL : www.afnil.org

Astuce : le code barre peut être généré par un logiciel à partir de l’ISBN. Plusieurs logiciels libres sont disponibles. Par exemple : http://www.software-ds.com/prog/iProg/CodeBarreX.php‎

le régime fiscal

Comme les livres, les revues bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 %.

Certaines, assez rares, si elles reçoivent un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse peuvent même bénéficier du taux particulier de 2,1 % ainsi que de tarifs postaux spécifiques.

Pour obtenir un agrément de la Commission paritaire, il faut respecter un certain nombre de critères (rythme et régularité de parution, part significative réservée à l’actualité…) : à vrai dire, les revues obtiennent cet agrément par dérogation ce régime spécial étant conçu, comme son intitulé l’indique, pour la presse. Pour en savoir plus : www.cppap.fr.

Cependant, si vous êtes une association à but non lucratif, comme c’est le plus souvent le cas, vous pouvez choisir d’être dispensé de T.V.A.

Pour s’informer des modalités d’exonération : www.associations.gouv.fr › … › La fiscalité des associations‎ ou plus technique www.impots.gouv.fr/

Il vous suffira alors de porter sur les factures que vous émettrez, la mention suivante : TVA non applicable : art. 293b du Code général des impôts.

Attention : Sachez que les libraires sont eux soumis à la TVA, du coup ils la paieront sur le produit de la vente de votre revue : donc soit considérant qu’elle est marginale dans leur chiffre d’affaires, ils la prendront à leur charge, soit ils augmenteront le prix de vente de votre revue du montant de la TVA qu’ils devront reverser, soit ils vous demanderont de leur accorder une remise plus importante pour amortir cette charge.

le choix de l’imprimeur

Par les temps difficiles que nous traversons les imprimeurs se livrent à une vive concurrence : c’est donc un ressort qu’il faut utiliser en demandant des devis à différents imprimeurs.

Quels imprimeurs contacter ? Si vous êtes tout à fait novices en matière d’édition, le repère le plus fiable est de regarder et de relever les achevés d’imprimer de revues dont vous appréciez la forme.

À retenir : l’achevé d’imprimer est une mention obligatoire qui figure à la fin d’un volume. Il comporte le nom et adresse de l’imprimeur, la date d’impression, le numéro et la date du dépôt légal.

Bien entendu, vous choisirez l’imprimeur le mieux disant en termes financiers mais il faudra tenir compte de plusieurs autres facteurs : sa capacité à vous donner des conseils, le délai d’impression et de livraison.

Quels services supplémentaires peut-il vous apporter ? Peut-il, par exemple, assurer le stockage de vos numéros ? Est-ce gratuit ? Si non à quel prix ? Peut-il assurer le routage de votre revue ?…

C’est l’ensemble de ces services qui, au-delà du coût de l’impression, instaure une relation privilégiée avec l’imprimeur.

Ce qui pourra également guider votre choix c’est le mode de fabrication que vous retiendrez : impression traditionnelle (offset) ou impression numérique.

L’impression numérique plus économique convient pour les tirages de quelques centaines d’exemplaires (de 3 à 500 exemplaires au maximum). Elle est aujourd’hui d’excellente qualité. Au-delà, choisissez l’impression offset.

Avant de vous décider, demandez conseil à l’imprimeur de votre choix et au demeurant pourquoi ne pas lui demander un double devis ?

Prix de revient et prix de vente

Comment déterminer son prix de vente ?

Le prix auquel vous vendrez votre publication doit tenir compte de tous les frais liés à la circulation et la commercialisation de la revue.  Si vous faites des envois postaux, il faut anticiper les frais mais aussi les coûts de l’emballage.

La Poste propose un taillis de tarifs dans lesquels il n’est pas facile de se repérer. Il existe des tarifs spéciaux pour livres et brochures donc revues. Vous en trouverez le détail sur leur site www.laposte.fr.

Les différents intermédiaires qui peuvent intervenir dans la commercialisation de votre publication prélèveront leur commission : l’ensemble des remises ainsi consenties peut s’élever à plus de 55 % (voir ci-après) : concrètement si vous vendez votre revue 12 €, il vous reviendra 5,20/5,40 €.

Il ne faut pas davantage omettre que sur le tirage global, un nombre significatif d’exemplaires ne sera pas proposé à la vente et de fait ne vous apportera aucune recette : les exemplaires d’auteur (de 2 à 3), les services de presse et d’hommages, le dépôt légal, éventuellement des exemplaires justificatifs : reproduction d’œuvres, publication d’extraits ; de son côté, en échange de la subvention votre financeur potentiel vous demandera quelques exemplaires.

Ce sont donc quelques dizaines de numéros qui n’abonderont pas vos recettes : il est judicieux d’en tenir compte en fixant le prix de vente – et le tirage. À cela s’ajoute – hélas – une forte probabilité que l’intégralité du tirage ne s’épuise pas rapidement, en tout cas pas avant que votre numéro suivant soit lui-même mis en vente…

Donc, si en saine gestion, vous souhaitez générer une trésorerie convenable pour la production d’un numéro en préparation, ne négligez pas ces différents paramètres.

Alors comment s’accorder sur un prix de vente ?

Les éditeurs privés à vocation commerciale appliquent des coefficients multiplicateurs (prix de vente/prix de revient) variables qui oscillent entre 5 et 8 environ, parfois plus.

Les revues à vocation non commerciales n’ont évidemment pas les mêmes charges, ni, le plus souvent, vocation à dégager des salaires.

Un raisonnement économique convenable, compte tenu des différents éléments énoncés ci-dessus, conduira à multiplier le prix unitaire de l’exemplaire au moins par 3, voire 4 donc si la revue vous revient à 3,5 € pièce, elle sera vendue de 11 à 14 €

De quelques pensées perverses

« en faisant un gros tirage mon prix de revient par unité produite sera moins élevée, du coup je pourrais vendre ma revue moins cher » : certes, mais la facture globale de l’imprimeur sera elle plus élevée ; Et que ferez-vous du stock des tous ces exemplaires qui excèdent votre capacité de mise en place chez le libraire et de vente ?

« la subvention obtenue permet de modérer le prix de vente » : bien sûr, c’est une de ses fonctions mais en même temps, ce n’est pas un acquis définitif, elle reste aléatoire dans son octroi comme dans son montant. Et en outre votre financeur sera sensible à la juste appréciation de votre économie globale.

« il y a un seuil psychologique pour l’achat d’une revue : le dépasser c’est décourager les lecteurs potentiels » : ce n’est évidemment pas faux. Mais pourquoi une revue devrait-elle se « sous vendre », se déprécier (le moindre roman très périssable coûte environ 18 €). Et puis franchement, est-ce que celui qui achète votre revue 10 €, la dédaignerait à 12 € ? Et pourtant ce modeste écart fera une grosse différence dans l’économie tendue d’une revue. Pour 300 exemplaires vendus, ce sont 600 € qui rentrent dans les caisses : quel pourcentage de votre facture d’imprimeur cette somme représente-t-elle ?

quel tirage ?

Il doit se situer entre deux écueils déjà évoqués ci-dessus:

trop modeste, il fait l’impasse sur tous les numéros « hors-vente » et même si tous les autres numéros sont vendus, leur recette ne pourra aucunement compenser les dépenses que vous aurez engagées. Oubliez donc les tirages à moins de 300 exemplaires…d’autant qu’un financeur potentiel aura ses propres exigences quant à votre diffusion pour apprécier votre demande.

trop important : comme dit plus haut, cela s’appuie sur un raisonnement économique biaisé (et écologiquement navrant…). Un tirage important suppose une capacité de diffusion à la hauteur. Si vous êtes dépourvus de diffuseur, comment assurerez-vous la circulation de, par exemple, 2 000 exemplaires ?

Commercialiser sa revue

Le système du dépôt

Par défaut de diffuseur et de distributeur, beaucoup de revues utilisent le système du dépôt-vente  chez le libraire.

C’est avec le libraire que vous discuterez la remise sur les ventes de votre revue. Dans les usages, sa fourchette se situe souvent de 33 % à 35 %. Mais le libraire peut exiger davantage : en effet, vous lui demandez d’effectuer une opération particulière, pour laquelle il devra faire un suivi spécifique. Il peut vouloir que ce service soit rémunéré : la remise peut dès lors atteindre 40 %.

Le système du dépôt a divers inconvénients et limites.

Il suppose de votre côté un suivi et une vigilance sans faille : relever le dépôt, le renouveler si tous les exemplaires sont vendus, facturer les ventes (et éventuellement hélas relancer le libraire « oublieux »). Ensemble d’opérations à renouveler à chaque parution…

Et bien entendu, il est difficile de couvrir l’ensemble du territoire avec ce système artisanal.

Mais peu à peu une fidélité réciproque s’instaurant, les rouages de cette collaboration entre animateur de revue et libraire peut se révéler un système fécond et fluide permettant petit à petit gagner de nouvelles librairies : internet en ce domaine s’avèrera un allié utile.

Diffusion et distribution

Dans le chaine de commercialisation, ce sont les deux pièces maîtresses dans la relation avec le libraire :

– Le distributeur assure la gestion physique des ouvrages : il en gère les stocks et les flux. Il reçoit du libraire ou du diffuseur les commandes, en assure le suivi et la facturation. Il reçoit les retours (invendus) et recouvre les créances.
– Le diffuseur représente votre production auprès des libraires. Il présente vos nouveautés. Il peut désormais à côté de visites physiques enrichir son travail de promotion par l’envoi de lettre électronique. La diffusion est une activité coûteuse qui suppose une équipe de représentants assez fournie si elle prétend couvrir l’ensemble du territoire et les points de ventes de qualité.

Si on ajoute la remise du libraire (de 33 à 40 %), à ce circuit de diffusion/distribution, ce sont entre 55 et 57 % qui sont prélevés sur le prix de vente public.

Il n’est pas simple pour une revue au tirage modeste de séduire un diffuseur car quel intérêt a-t-il à assurer la commercialisation d’une centaine d’exemplaires d’une revue qui vaut 10 €  (qui lui rapportera donc un peu plus d’1 € par numéro vendu) vu la logistique qu’il doit mobiliser ?

Il existe bien entendu des diffuseurs spécialisés (Dif’Pop’, en particulier), des structures un peu en forme coopérative (R-diffusion, ouvrages sur l’art), des structures attentives aux revues (Les Belles Lettres, Pollen) mais l’afflux de demandes qui leur est fait les contraint à se monter plus exigeants à l’égard des prétendants. En outre, il faut une cohérence entre les autres productions qu’ils présentent et votre propre projet.

Si pourtant, vous réussissez à séduire un diffuseur, il y a différentes choses dont il faut vous informer : la réalité bien sûr de sa structure (combien de représentants ? combien de visites chaque année au réseau des libraires ? quels autres outils utilise-t-il ? dans quel délai vous réglera-t-il les ventes réalisées ?)
Vous pouvez lui demander quelle mise en place en librairie  il peut vous promettre, il ne pourra que vous répondre : « ça dépend ». Au moins peut-il estimer le nombre de points de ventes qu’il saura mobiliser à votre service.

Un diffuseur, afin de pouvoir effectuer correctement son travail de prospection, vous demandera des éléments de contenu de votre revue, plusieurs mois en amont (de 3 à 6 mois) de votre propre travail éditorial.

Pensez également à accompagner le travail du diffuseur : rien ne vous empêche d’aller présenter chez un libraire votre revue si vous avez constaté son absence en le guidant vers votre diffuseur, voire de proposer une soirée autour de la sortie d’un numéro.

Gardez à l’esprit que si vous ne vendez que quelques dizaines d’exemplaires en librairie et que cela correspond à vos espérances, les services coûteux d’un diffuseur ne sont peut-être pas nécessaires.

On trouvera les fonctions de distributeur et de diffuseur longuement détaillés sur le site du Syndicat national de l’édition : www.sne.fr

Le journal professionnel Livres hebdo édite chaque année un annuaire des diffuseurs et distributeurs : Ent’revues le tient à votre disposition si vous souhaitez le consulter.

les contrats d’éditeur

Beaucoup de revues souhaiteraient intégrer une maison d’édition pour bénéficier de son système de commercialisation, pour apparaître dans un catalogue qui les mettrait en valeur, pour s’alléger de toutes les tâches administratives…

C’est évidemment une solution enviable, elle ne doit cependant pas dispenser d’une certaine vigilance à la signature du contrat d’édition.

La première précaution est de s’assurer que le titre continue à vous appartenir dans cette nouvelle donne : en cas de difficultés et de rupture, votre identité doit partir avec vous.

Beaucoup d’autres points doivent vous alerter :

– décidera-t-il ou au moins interviendra-t-il sur la maquette de votre revue?
– et le contenu, voudra-t-il un droit de regard ?
– qui se charge de la mise en page de la revue ?
– à qui appartiennent les stocks de votre revue ? à l’éditeur physique. Devrez-vous lui racheter si vous vous séparez ? Et à quelles conditions ?
– et l’ensemble des fichiers commerciaux : pensons aux librairies, vous les communiquera-t-il au moment de votre rupture ? Et les abonnés s’il se charge de leur gestion ?
– qui porte la demande de subvention ? Vous ou l’éditeur ? Si c’est l’éditeur en sera-t-il le bénéficiaire exclusif (pour l’impression et la gestion de votre publication) ou pourrez-vous en bénéficier pour partie (organisation de soirées, participation à des salons, édition d’une plaquette promotionnelle…) ?
– comment se répartissent les recettes sur les ventes ?
– disposerez-vous d’exemplaires gratuits – et combien ? – pour servir vos auteurs, faire votre propre promotion, compléter le service de presse de l’éditeur ?

De fait, l’éditeur physique de votre revue devient son directeur de publication, donc son responsable légal.

L’éditeur vous demandera plusieurs mois à l’avance à la fois pour son planning de fabrication et pour la diffusion de ses nouveautés, suffisamment de contenu sur le numéro de votre revue à venir.

Petites réflexions annexes :
Éditeur ou pas, réfléchissez bien à la périodicité de votre revue. Serez-vous certains de pouvoir assurer le rythme trimestriel vers lequel va votre préférence ? C’est-à-dire avoir, à la parution d’une livraison, au moins un numéro largement constitué, voire deux en chantier…Difficile et intense! Et donc, si vous prenez du retard, vous risquez de pénaliser votre publication auprès d’un éditeur, d’un diffuseur comme d’un abonné – voire de les décourager. Le respect d’une parution régulière est aussi une des conditions du renouvellement d’une subvention.
À l’autre extrémité, en quoi une revue annuelle reste-t-elle une revue ? Quelle forte identité la distinguera-t-elle d’un livre ? Et puis comment générer une fidélité, donc des abonnements, avec une publication aussi rare ?

les contrats d’auteur

Trop de revues sous prétexte que le plus souvent elles ne rémunèrent pas leurs auteurs se dispensent de leur signer un contrat de publication. Pourtant cette formalité est à la fois légitime et utile aujourd’hui plus que jamais.

En effet, en dehors de sa publication dans sa version papier, l’article connaîtra assurément un destin numérique (mise en ligne et plus amplement numérisation du contenu de votre revue) : par contrat l’auteur vous cède le droit de procéder à l’édition de son travail sur ce nouveau support.

Il existe en ligne divers modèles de contrat, ils sont fort détaillés, très complets : par exemple sur le site Le Portail du livre

La SGDL et la SCAM détaillent avec grandes précisions le droit d’auteur et donnent à lire des contrats-types.
SGDL Société des gens de lettres : www.sgdl.org
SCAM Société civile des auteurs multimédia : www.scam.fr.

Vous pouvez aussi adapter ces contrats en les simplifiant : vous rédigerez une lettre-contrat (voir ci-après) qui comportera les principaux points : titre de la publication, tirage, publication papier, adaptation numérique et ce que reçoit l’auteur en échange, sinon une rémunération, au moins des exemplaires.

LETTRE-CONTRAT TYPE

Je soussigné, (auteur), cède à l’association éditrice de la revue…, le droit de reproduction et de représentation, par voie directe ou indirecte à titre ecclusif, pour une période de (50) ans des droits artistiques et littéraires, y compris des prorogations à venir, pour tous les pays, pour toutes les langues, par voie de prêt, vente, publicité, promotion, et notamment pour les supports suivants :

– édition de revue et voie de presse, internet et intranet, sur tous les supports optonumériques (CD_Rom, DVD, e-book), par reprographie, pour la copie privée numérique.

L’autour garantit à l’éditeur qu’il a bien acquis tous les droits d’auteur et d’images.

 

La contrepartie de la cession gratuite à la participation à (titre de la revue), tirée à XXX exemplaires, est XXX exemplaires gratuits de la revue.

 

Fait à…, le…

 

 

Signature de l’auteur                                 Signature de l’éditeur

 

Très important : si le droit d’exploitation (de représentation et de reproduction) relève d’une relation contractuelle, le droit moral lui est imprescriptible, perpétuel et inaliénable. Ce qui veut dire qu’un auteur ou ses ayants droit peuvent quand ils le veulent interdire l’exploitation d’une œuvre, fut-elle dans le domaine public.

Les sources de financements

Aucun financeur n’a vocation à devenir votre éditeur : son rôle est de vous soutenir dans votre travail de création et d’édition. Sa part bien souvent indispensable dans le besoin de financement de votre revue restera donc modérée. Au-delà d’une demande excédant 30 % des coûts globaux, il pensera que votre projet est mal pensé économiquement.

Après avoir écarté les publications à vocation scientifiques ou très spécialisées (le CNRS est un de leurs interlocuteurs privilégiés), il existe pour les revues culturelles au sens large différents interlocuteurs possibles.

Au premier rang, le CNL, Centre national du livre qui, bon an mal an, soutient plus de 200 revues.

Un certain nombre de critères d’admissibilité à l’aide doivent être observés pour prétendre à une aide. Depuis quelques années, le CNL s’engage dans le soutien au numérique : en aidant la création de revues en ligne, en apportant son aide à la numérisation rétrospective.

Des commissions thématiques examinent les dossiers et émettent un avis sur le montant de l’aide.

À compter de l’année 2015, le CNL à réformé ses aides : on note parmi les changements que désormais une seule session en octobre de chaque année examine la totalité des demandes des revues. Pour cette session unique les dossiers doivent être déposés au plus tard le 20 juin de chaque exercice.

Site du CNL : www.centrenationaldulivre.fr. De plus, on trouvera sur ce site de nombreux liens vers d’autres structures, régionales par exemple.

En régions, certaines structures régionales du livre proposent des politiques de soutien aux revues. Si toutes n’apportent pas de soutien financier direct, elles peuvent cependant vous aider à participer à différents salons à vocation nationale voire internationale. En outre elles éditent toutes des annuaires des éditeurs de leur région.

Par ailleurs, elles organisent des sessions de formation sur divers aspects de l’édition afin de professionnaliser les acteurs du secteur.

Sur leur sites, la plupart proposent des ressources importantes (annuaires de bibliothèques et de librairies, fiches juridiques…)

La FILL (Fédération interrégionale du livre et la lecture) qui rassemble ces structures, centralise des ressources (documents, enquêtes..), permet également d’y accéder : www.fill.fr.

La demande de subvention

Selon les institutions, les documents à remplir sont plus ou moins complexes. Mais tous permettront de mesurer la crédibilité de votre demande et le dynamisme de votre projet.

La crédibilité reposera, d’abord, sur la prise en compte d’informations contenues dans le document que vous avez sous les yeux : frais d’impression, tirage, prix de vente, observation de quelques règles de base…

Mais les budgets anticipés que vous présenterez nécessairement à l’équilibre – c’est une obligation – devront intégrés d’autres éléments qui dessineront la silhouette économique de votre revue :

– du côté des dépenses : droits d’auteurs et frais de reproduction le cas échéant mais plus basiquement des frais de gestion courante : frais postaux, papeterie, cartouches imprimante, …

Mais anticipez également des frais de promotion : soirées de lancement, participation à des manifestations et salons, mailings (papier…). Ils expriment le dynamisme de votre revue.

– du côté des recettes : pour le lancement d’une revue, les subventions sont rares. Il faut donc échafauder un plan de financement qui tienne compte de cette réalité et abonder le projet en recettes propres. Les membres de l’association peuvent être les premiers argentiers de leur revue. Mais le dynamisme de la revue peut se marquer d’une autre manière : la publication d’un numéro zéro, test en grandeur nature et récolte initiale d’argent pour la suite de l’aventure ou, sur un mode proche, le lancement d’une souscription qui permettra d’amorcer le financement de votre projet.

Deux questions reviennent régulièrement et ne connaissent aucune réponse qui vaille pour tous : celle du mécénat et celle de la publicité.

Il n’existe aucun mécénat constitué en direction des revues, ce qui ne veut pas dire que des rencontres propices ou des circonstances particulières ne peuvent vous ouvrir cette vanne.

Du côté de la publicité, les tirages des revues restent souvent trop modestes pour séduire un potentiel annonceur. Ici encore des circonstances spécifiques peuvent se révéler favorables : dossier autour d’un auteur qui peut retenir l’attention de son éditeur, ou le cas échéant de son galeriste…Là encore, ce sera plutôt sur un mode d’échanges plutôt que sur une facturation directe que se nouera l’accord.

faire connaître sa revue

– le référencement

• N’oubliez pas d’adresser un exemplaire du premier numéro de votre revue à Ent’revues : vous serez immédiatement référencés dans notre annuaire en ligne, quotidiennement actualisé. Nous intégrons très rapidement les modifications concernant votre revue (adresse, éditeur, mise en ligne…).

Par ailleurs, notre Revue des revues, pratiquement seule dans cet exercice, chronique de nombreuses revues nouvellement créées.

• Place des revues : site participatif (vous pouvez l’actualiser vous-même en tant qu’administrateur) créé et hébergé par la fondation de la Maison des Sciences de l’Homme (FMSH). Il permet de modifier rapidement toutes les informations concernant les revues et d’annoncer ses nouvelles parutions. www.placedesrevues.org

dilicom : vous pouvez gratuitement être référencée sur le FEL (fichier exhaustif du livre) sur pour les libraires c’est un instrument d’information et de commandes privilégiée.

www.dilicom.net/‎

Electre est la plus important base de données bibliographiques française: elle référence l’essentiel des publications : les revues n’y sont pas forcément toutes intégrées, pour des raisons qui ne sont pas simples à démêler. Elle est liée au journal professionnel Livres Hebdo, édité par le Cercle de la librairie.

www.electre.com/‎

– les services de presse

Il est bien fini le temps des annonces régulières des parutions de revues dans les journaux ou magazines. C’est donc au fil de vos lectures que vous pourrez détecter les rares îlots qui font encore écho aux revues.
Vous pouvez tenter de contacter directement certains journaux pour savoir à qui il vaut mieux faire parvenir votre revue, voire si cela vaut la peine d’engager cette dépense…
France-Culture est une radio qui reste attentive aux revues : surveillez sa grille.
Un certain nombre de sites et divers blogs constituent des espaces qui accueillent volontiers l’actualité des revues.
Vous trouvez à la fin de ce petit livret quelques liens vers des supports qui restent attentifs au travail des revues.
Un certain de nombre de vos consœurs sont plus accueillantes : vérifiez si elles disposent d’une rubrique « Revue des revues ».

Face à ce paysage morose, il faut organiser des répliques. Quelques pistes :

– Internet, développement d’un réseau et portails

Désormais toutes les revues disposent d’un site internet plus ou moins élaboré : il doit être un moteur de visibilité et surtout être une « tête chercheuse » : en multipliant les liens vers les sites amis, vers les revues proches, les associations, il permet à votre revue d’intégrer un réseau qui en retour lui assure une visibilité accrue, la fait résonner à l’intérieur d’une communauté virtuelle.
Lettres et annonces électroniques autour de votre parution et de vos événements, page Facebook et compte twitter complètent ce dispositif de promotion.
Bien entendu la participation à des portails (pour les revues de sciences humaines) est un accélérateur de visibilité et un outil de commercialisation.

– Les actions de promotion

• l’organisation de soirées de lancement : elles pourront êtres à la fois sérieuses et conviviales dans un café ou dans une librairie. Elles pourront à la fois fédérer et ouvrir…

• Les actions collectives : quelques revues qui se sentent des affinités s’associent pour produire un événement commun, le réseau de chacun pouvant enrichir l’ensemble et l’événement collectif a plus de chance d’attirer l’attention.

• La présence dans des Salons : le Salon du livre de Paris ne sera peut-être pas dans vos moyens et ne correspond peut-être pas au public que vous souhaitez. Beaucoup de régions – Ile de France comprise – y déploient de larges stands où ils accueillent des éditeurs indépendants et actifs sur leur territoire, informez-vous.
Au demeurant, au fil de l’année, de multiples rencontres jalonnent les semaines et les territoires : vous trouverez sur le site des structures régionales tous ces rendez-vous.
Quelques autres Salons nationaux peuvent également vous être une occasion d’élargir votre audience : Le Marché de la poésie, le Salon de la revue en particulier.

Même si le ratio économique (coût-recettes) d’une présence à des manifestations est loin d’être négligeable, il ne doit être votre seul souci : vous y démontrez votre capacité à faire exister votre revue, vous y rencontrez des collègues, et peut-être des professionnels. Faire Salon, c’est assurément une des manières de s’installer dans le paysage foisonnant des revues.

– Les échanges publicitaires

Étendre son réseau, participer d’une communauté, être reconnu, ce sont les fonctions des échanges de publicité entre les revues du même genre. Gratuit et fécond, ce procédé mérite d’être activé.

Bibliothèques et librairies

Ne dissimilons pas les choses, il est très difficile pour une revue désormais de pénétrer dans une bibliothèque/médiathèque (généraliste) qui se retranche de matière en partie légitime sur leur mission de lecture publique (leur offre doit correspondre à la demande supposée), contraintes budgétaires (souscrire un nouvel abonnement peut conduire à en suspendre un autre…). On dira aussi que pour ces professionnels de la lecture, la notion de périodiques englobant toute sorte de publications en série (le journal, le magazine) les prive d’une appréciation juste du rôle des revues.

Rien n’empêche cependant de prospecter.

Voici un lien qui vous mènera vers un répertoire des grandes bibliothèques françaises établi par l’Association des directeurs des bibliothèques des grandes villes : www.adbgv.asso.fr.

Cet autre propose l’éventail des soixante bibliothèques parisiennes : bibliotheque.equipement.paris.fr.

Comme précisé ci-dessus, les structures régionales du livre proposent sur leur site l’annuaire des bibliothèques de leur région.

Les bibliothèques développent d’importants programmes d’actions culturelles : informez-vous auprès de celles qui vous sont proches, peut-être pourriez-vous correspondre à un de leurs axes. Même si elles ne souscrivent pas un abonnement, elles peuvent acquérir tel ou tel de vos numéros qui concourt à une thématique particulière.

On lira avec profit le petit texte intitulé « revues et bibliothèques : un désamour éternel ? » rédigé par Pierre Maubé, poète, revuiste et bibliothécaire sur le site Poezibao : poezibao.typepad.com/poezibao/files/revues_et_bibliothques_2.doc

Bon à savoir : si une bibliothèque souscrit un abonnement à votre revue, c’est, la plupart du temps, par l’intermédiaire d’une agence que vous recevrez la commande. Parmi les plus importantes : Ebsco (société américaine), Zwets (anglo-néerlandaise), France-Publications.

Astuce : Beaucoup de revues proposent des tarifs différenciés selon que les abonnés sont des personnes individuelles ou des institutions. Dans ce dernier cas, elles pratiquent des tarifs plus élevés considérant la circulation de leur publication.
Pour les abonnements, pensez à distinguer un tarif France et un tarif étranger afin de lisser le poids des frais postaux.

– Peu de librairies offrent un éventail significatif de revues contemporaines : elles sont sans doute moins d’une centaine…
Le plus simple pour les repérer et éventuellement les contacter, c’est d’aller feuilleter quelques revues (ou leur site et celui d’éditeurs) qui vous ressemblent : elles publient souvent la liste de leurs points de vente.

Vous pouvez également élargir votre prospection. Quelques sites où vous trouverez toutes les ressources nécessaires :

– Sur celui du Syndicat de la librairie française, on trouvera les associations de libraires selon leurs spécialités : www.syndicat-librairie.fr
– Rue des livres est un site très complet et pour cela même périlleux à utiliser : www.rue-des-livres.fr/librairies/
– Le groupement de libraires Initiales réunit une quarantaine des meilleures librairies françaises : www.initiales.org/
– 10 librairies très dynamiques de l’est parisien ont créé un collectif et un portail : www.librest.com.
– Le CNL depuis 2009 décerne le label LIR pour reconnaître et valoriser le travail des librairies indépendantes : on trouvera sur le site du CNL la liste des librairies labellisées www.centrenationaldulivre.fr/fr/libraire/lr_un_label_de_reference/librairies_labellisees

Deux ou trois informations à méditer :
Les revues ne sont pas les objets les plus faciles à vendre dans une librairie, d’ailleurs peu de librairies ont de véritables espaces de présentation des revues. Aussi tout dans l’apparence de votre revue peut se révéler un atout ou un handicap :
– votre revue est-elle très grande ? Où le libraire va-t-il la présenter ?
– est-elle très petite ? Comment va-t-il empêcher qu’elle soit recouverte par d’autres productions ?
– et si elle n’a pas de dos carré collé, le libraire sera-t-il obligé de l’exposer durablement de face, neutralisant un espace qui pourrait lui rapporter davantage avec un livre à rotation rapide ?
– a-t-elle un code barre ? Non, alors il va devoir en créer un pour l’identifier ? Travail en plus, remise en conséquence ?
Ajoutons que si vous souhaitez pratiquer le dépôt chez un libraire, ne débarquez pas chez lui de manière intempestive (et surtout pas le samedi…) : il est déjà poursuivi par d’autres que vous, submergé par les nouveautés et assailli par les représentants qui viennent lui présenter les nouveautés. Prenez rendez-vous…

En conclusion

On aura compris au fil de ces développements que s’il est finalement aisé de créer une revue (peu de contraintes, des engagements financiers mesurés), il est plus compliqué de la faire durer dans un monde qui ne l’attend pas, dans un contexte commercial peu favorable…Outre les problèmes internes à tout groupe qui peuvent survenir, il faut que le désir soit plus fort que les difficultés rencontrées, que son pouvoir de conviction soit plus ferme que les obstacles ou l’indifférence, bien sûr. Il importe enfin, c’est l’objet de cette plaquette, d’intégrer quelques règles de « bonne gestion » – quitte à s’en affranchir – afin qu’à sa fragilité première la revue n’ajoute pas la méconnaissance.

« Il est horrible que tant de revues disparaissent. Les livres trompent :
la littérature y semble un événement bien accompli une fois pour toutes.
Mais dans les revues on la voit qui se forme et s’invente, entre mille dangers.
La revue seule est vraie. »

Jean Paulhan

« Les petites revues sont les pollinisateurs de l’art :
les mouvements littéraires et peut-être la littérature
elle-même n’existeraient pas sans elle »

Cyril Connolly

« Hommage dérive de homme comme le rêve dérive des revues… je crois. »

Mathieu Bénézet

Carnets de lien

Le site du Syndicat national de l’édition propose des exposés très denses, très détaillés et très clairs sur le métier d’éditeur depuis la fabrication de l’ouvrage jusqu’à sa mise en vente ainsi que sur les usages de la profession et un glossaire des termes techniques les plus fréquemment utilisés: www.sne.fr

Des espaces pour les revues

CCP Cahier critique de poésie, la revue du Centre International de Poésie Marseille (cipM) offre chaque semestre un large panorama critique de l’édition de poésie : les revues y ont toutes leur place. ccp@cipmarseille.com
Le cipM entretient par ailleurs une bibliothèque de référence sur les ouvrages et revues de poésie contemporaine.

En attendant Nadeau, Journal de la littérature, des idées et des arts clôt, un mercredi sur deux, sa liste nombreuse de critiques de livres par une sélection de revues. www.en-attendant-nadeau.fr

Le Matricule des anges, magazine consacré au meilleur de la littérature actuelle, propose des notes de lectures sur les revues. www.lmda.net

Recours au poème, revue électronique hebdomadaire, développe une riche « Revues des revues » www.recoursaupoeme.fr

Poézibao, le journal permanent de la poésie conçu et animé par Florence Trocmé, signale la parution des revues qui lui sont adressées. Plus rarement, elle leur consacre un article à part entière. poezibao.typepad.com

Critique d’art, la revue éditée par Les Archives de la critique d’art, rend compte de l’activité éditoriale, dont les revues, dans le domaine des arts plastiques.
www.archivesdelacritiquedart.org

Sciences humaines, ce magazine destiné à un large public, contient une rubrique régulière consacrée aux dernières livraisons de revues.

Le Monde diplomatique offre un large panorama de l’activité revuiste par de brèves notices.

– La nouvelle Quinzaine littéraire consacre des chroniques à un certain nombre de revues.

Cette liste est évidemment loin d’être exhaustive. Elle offre, avant toute recherche personnelle et spécifique (dans les journaux, les autres revues, les blogs et autres sites), quelques repères.

Signalons que sur France-Culture, Jacques Munier fait chaque matin écho à une revue dans sa chronique « l’Essai du jour ».

Diffuseurs/distributeurs

– Dif’pop, le seul diffuseur spécialisé en revues : plus de cent titres à son catalogue. difpop.com

Depuis début 2015- Pollen, diffuseur/distributeur de très nombreuses petites maisons d’édition indépendantes, a repris Dif’pop. www.pollen-diffusion.com

– R-diffusion, structure associative créée à Strasbourg, elle se spécialise dans l’art contemporain . www.r-diffusion.org

– Les Belles Lettres diffusion/distribution : sans doute le plus beau catalogue de diffusion de l’édition de qualité. Chacun rêve d’y figurer : c’est donc compliqué. www.bldd.fr

– E.L.S.B, petite structure artisanale, son champ d’action est Paris et la banlieue.
Contact : elisabethsaillard@live.fr

Selon vos thématiques, l’ambition de votre projet d’autres pôles de diffusion/distribution peuvent vous être ouverts : à vous de faire la recherche. Ici, encore regardez les diffuseurs des revues et des éditeurs dont vous vous sentez proches, c’est une bonne piste de recherche.

Une initiative originale

Scopalto est le premier kiosque numérique consacré à la production de revues et magazines. D’abord dédié à l’art, il s’est largement ouvert à tous les univers thématiques. Vitrine, renouvelée à chaque livraison, pour toutes les publications qu’il accueille, il offre la possibilité d’y vendre sa revue sous format PDF. www.scopalto.com

Les portails

Avant qu’il n’existe de site consacré à la production littéraire, 2 portails animés par des philosophies différentes accueillent les revues en sciences humaines :
– pionnier, Revues.org accueillant des publications universitaires très pointues (quelques-unes créées directement sur le portail) est animé par le principe de la gratuité et la libre circulation des savoirs. www.revues.org
– cairn.info ( www.cairn.info ) est plus ouvert aux revues culturelles au sens large. Les publications y sont regroupées par bouquets thématiques, c’est un site de vente : abonnements, numéros, vente à l’article selon des modalités de barrière mobile (www.openedition.org/6403 ) variable.

Quelques Salons

– Le Marché de la poésie organisé par l’association Circé se tient traditionnellement au mois de juin, place Saint-Sulpice à Paris. Il affiche régulièrement complet : il faut donc se manifester très tôt et s’informer des modalités. mdlp@evous.fr
– Le Salon de la revue, organisé par Ent’revues, il prend place en automne (les 10, 11 et 12 novembre en 2017) à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux (Paris 4e) : les demandes d’inscription commencent début mai de chaque année.
– L’Autre livre, organisé par l’association du même nom est ouvert à toutes les thématiques. Depuis quelques années il se déploie à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux au mois de novembre. Il donne la priorité aux adhérents de l’association. www.lautrelivre.net
– le Salon light organisé par le Centre national de l’édition et de l’art imprimé (CNEAI) : www.cneai.com/salon_light/ : organisé à l’automne, il rassemble les éditeurs d’art, alternatifs, novateurs.

Pour connaître les manifestations organisées dans les différentes régions, il faut consulter les sites des structures régionales du livre mentionnées précédemment.

Pour toute demande d’information complémentaire
info@entrevues.org ou 01 53 34 23 24