Jacques Laurent et La Parisienne, 1953-1958

par Caroline C. Tachon
2000, in La Revue des revues no 28

Dans le contexte de la Guerre froide, La Parisienne s’est imposée en France de 1953 à 1958 comme une véritable tribune libertaire. Audacieuse, brillante et controversée comme son fondateur, Jacques Laurent – alias Cécil Saint-Laurent –, cette revue littéraire « désengagée » reste en marge de toutes les aventures revuistes de la période. En effet, de grands écrivains de l’entre-deux-guerres figurant sur la liste noire du Comité national des écrivains (CNE) tout comme de jeunes auteurs – dont les « Hussards » – n’adhérant pas à la vulgate existentialiste et marxiste ont ainsi pu s’exprimer librement. En rassemblant des signatures parmi les plus prestigieuses de son temps et en révélant de nouveaux talents, La Parisienne a participé pleinement du débat et des enjeux de son contexte historique et littéraire.

During the Cold War, between 1953 and 1958, La Parisienne affirmed itself as a truly libertarian mouthpiece. Audacious, brilliant, controversial like its founder, Jacques Laurent (alias Cécil Saint-Laurent), this “disengaged” literary journal remains at the margins of all the various journalistic endeavors of the period. Indeed, great entre-deux-guerres writers blacklisted by the Comité national des écrivains (CNE) as well as young writers, like the “Hussards”, who shunned the existentialist and Marxist vulgates, were thus able to express themselves. By assembling some of the most prestigious names of its time and by revealing new talents, La Parisienne fully participated in the debates and stakes that characterized its historical and literary context.


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