Livret, une revue de poésie belge sur le terrain des avant-gardes

par Denis Moscovici
2026, in La Revue des revues no 76

Livret connut deux parutions à Bruxelles en octobre 1927 et février 1928. La revue fut initiée par deux jeunes poètes, Robert de Geynst et Odilon-Jean Périer, et interrompue brutalement par la mort de celui-ci. S’il a connu une certaine postérité, il n’en est pas de même pour Robert de Geynst. Cet article permet d’appréhender le projet de cette revue éphémère et de ce que nous pensons être ses incursions dans le champ habituellement couvert par les avant-gardes littéraires et poétiques de la fin des années 20. En détaillant le projet de cette revue destinée à l’émerveillement et à la découverte propres à l’enfance, nous verrons que leurs initiateurs partageaient avec l’avant-garde surréaliste de Belgique certaines méthodes, pratiques et recherches. Par ailleurs, c’est également l’occasion de faire le point sur l’amitié hors du commun entre ces deux jeunes poètes talentueux et de découvrir leur poésie originale et « angélique », née de leurs échanges et de leurs dons.

 

Livret: A Belgian poetry magazine engaging with the avant-garde

Livret saw two issues published in Brussels–in October 1927 and February 1928. The magazine was launched by two young poets, Robert de Geynst and Odilon-Jean Périer, but came to an abrupt end with the latter’s death. While Périer’s legacy endured, the same cannot be said for Robert de Geynst.
This article explores the vision behind this short-lived journal and what we consider to be its forays into the territory typically occupied by the literary and poetic avant-garde of the late 1920s.
By examining the aims of a publication dedicated to the sense of wonder and discovery characteristic of childhood, we will see that its founders shared certain methods, practices, and lines of inquiry with the Belgian Surrealist avant-garde. Furthermore, this article offers an opportunity to reflect on the extraordinary friendship between these two talented young poets and to discover their original, “angelic” poetry–a product of their mutual exchanges and gifts.

 

 


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