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« Déblayez ces cailloux » : La question religieuse en revues (2017-2019)

 

2019 s’achève. Parmi les sujets qui auront particulièrement animé cette année de retour de la lutte des classes, la question religieuse occupe une place de premier ordre. Les matériaux et les contributions ne manquent pas et apportent une nourriture autrement plus saine et nourrissante que certains épuisants radotages médiatiques. Cette chronique souhaiterait simplement indiquer, en se concentrant sur le cas français,  quelques jalons posés par quelques revues depuis le printemps 2017.

 

 

Dans un livre dont la teneur polémique a éclipsé la profondeur de certaines analyses, Emmanuel Todd déclarait « la population de l’hexagone en état de risque métaphysique [1] »… Il y a seize ans, Danièle Hervieu-Léger analysait la déliaison entre culture catholique et culture nationale. Cette « exculturation » marquait « la fin d’un monde » – la fin d’une domination culturelle [2]. Depuis, les transformations ont été nombreuses et la question religieuse est redevenue terriblement actuelle, soulevant de nombreux débats – stimulants, répétitifs ou accablants. Ce retour n’est pas nouveau, mais il a pris une forme aiguë avec les tueries de Charlie Hebdo, de l’hypercasher, du Bataclan ou de Saint-Étienne-du-Rouvray. Retour du signe religieux enfin, ce printemps 2019, avec le spectacle stupéfiant des flammes ravageant Notre-Dame de Paris. Alors, que dire maintenant ? Se cacher dans un terrier de certitudes incertaines ? Enfouir la tête dans le sable ? ou bien, plutôt, tâcher de penser, de comprendre, de relancer la machine critique ? On sait de quel côté se placent les revues – par essence lieux de questionnement et de remise en cause.

 

Incendie de Notre-Dame de Paris, 2019

 

La mutation du socle chrétien bouleverse en profondeur la vie et l’imaginaire politique et social de la France. Emmanuel Todd et Hervé Le Bras identifient l’apparition d’un « catholicisme zombie [3] », et Jérôme Fourquet décrit de son côté la transsubstantiation de la « matrice catholique » en « matrice écologique ». La dernière campagne présidentielle fut à cet égard particulièrement marquée par l’élément religieux. Lors d’une émission télévisée, Michel Houellebecq avait relevé qu’il se passait « quelque chose » du côté catholique. Jean-Claude Guillebaud soulignait pour sa part « la fascination pour le “signe” chrétien chez presque tous les candidats [4] ». Il est vrai que le dernier jour de campagne vit les deux adversaires se rendre dans une cathédrale. Marine Le Pen choisit Reims, la cathédrale des sacres royaux, dont elle fut « exfiltrée » sous les lazzis. Emmanuel Macron était à Rodez, dans la cathédrale de l’Assomption où se trouve un vitrail rendant hommage aux FFI et aux victimes du nazisme. Dans un pays comptant, d’après un sondage réalisé à la demande de l’Observatoire de la laïcité [5], 56 % d’incroyants et d’indifférents, l’omniprésence de la question religieuse apparaît bel et bien comme un mystère, une énigme à interroger.

 

Au mois de juin 2017, la Revue du MAUSS consacrait un important dossier intitulé : « Religion. Le retour ? Entre violence, marché et politique ». Coordonné par Alain Caillé, Philippe Chanial et François Gauthier, il proposait, à partir du paradigme du don, de « penser cette explosion de la passion religieuse » en suivant trois grands axes : étudier les liens entre religion, violence et économie, tenter de théoriser la religion et revenir sur la « querelle de la laïcité ». Alain Caillé repose ici la question de la définition théorique, reprenant une interrogation laissée en suspens à l’époque où l’idée de « sortie de la religion » paraissait tellement évidente qu’« il n’était pas grave de ne pas trop savoir de quoi on allait sortir puisque justement on en sortait. » « Une telle désinvolture théorique n’est plus vraiment de mise aujourd’hui », constate-t-il dans l’introduction de son article où, sous l’héritier du Mauss, s’impose l’élève et ami de Claude Lefort. Si la religion « semble reprendre le dessus », en effet, c’est « en raison d’un déficit du politique et de sa capacité à faire société en ménageant sa place au religieux [6] ». Une génération a cru sortir de la religion avec la mort apparente des « religions séculières » communistes. Mais l’adieu aux dieux [7] dure plus longtemps que prévu…

 

L’hiver 2017-2018, Commentaire proposait ainsi d’arpenter ces formes contemporaines de religion en invitant André Comte-Sponville à parler de la « spiritualité athée » tandis qu’Alain Besançon décrivait « les voies de l’athéisme catholique » [8].

Au printemps 2018, après s’être intéressé, de façon très politique, à « l’Islam au quotidien [9] », la revue Le Débat  interrogeait le lien entre catholicisme et politique aujourd’hui [10]. Matthieu Rougé dressait une « situation politique des catholiques au terme de l’année électorale 2016-2017 ». Le philosophe Jean-Luc Marion y analysait le dilemme très catholique entre identité et communion tandis que Yann Raison du Cleuziou s’attelait à une présentation du mouvement réactionnaire « Sens commun ». Au même moment, dans le numéro fêtant les quarante ans de Commentaire, Alain Besançon évoquait l’héritage du christianisme aujourd’hui.

En ce mois d’avril 2018, Emmanuel Macron prononça un discours aux Bernardins lors d’une grande soirée organisée par la Conférence des évêques de France. Devant 400 invités, le président de la République affirma : « nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer ». Suite à ce discours, la revue de Jean-Claude Casanova consacra dès l’été un dossier sur « Emmanuel Macron, la religion catholique et la démocratie [11] » comprenant des contributions d’Alain Besançon, Fabrice Bouthillon, Pierre Manent ou Philippe Raynaud. Olivier Mongin s’intéressait en particulier, au-delà des polémiques, aux liens entre le président, l’Église et « la question intranquille du salut ».

 

 

Jacques Derrida

Ce même été 2018, une nouvelle revue philosophique faisait de la religion le sujet de son premier numéro. Parmi les œuvres contemporaines indispensables pour rethéoriser la question religieuse, s’impose celle de Jacques Derrida, auteur du désormais classique Foi et savoir [12]. Les jeunes chercheurs animant la revue en ligne Iter ne s’y sont pas trompés en consacrant leur premier numéro à « l’-a-venir de la religion [13] ». La revue propose ainsi la traduction inédite, par les soins de Thomas Clément Mercier, d’un entretien de Jacques Derrida avec Richard Kearney. Intitulé « Terreur et religion. Pour une politique à venir », le dialogue s’est tenu à New York le 16 octobre 2001 ; il s’inscrivait dans le contexte de l’immédiat « après-11 septembre » et questionnait le rapport entre violence, politique et religion. Jean-Luc Nancy y propose une réflexion sur la religion « sans passé ni avenir » : « la religion est une disposition inhérente à l’humanité, écrit-il. Elle apparaît avec l’homme et durera autant que lui. [14] » Et ce faisant, il salue la perspicacité de Freud qui ne pensait pas que la religion puisse être « supprimée par le savoir rationnel », mais espérait plutôt que, « épurée et sublimée », elle cesse d’entrer en conflit avec les découvertes de la science. Voilà qui ouvre de larges fenêtres sur le processus de sécularisation analysé dans l’entretien d’Élise Lamy-Rested avec Jean-Claude Monod. L’auteur de La Querelle de la sécularisation (Vrin, 2002) distingue trois formes au phénomène historique : la « sécularisation-liquidation », la « sécularisation-transfert » et la « sécularisation-neutralisation » [15]… Les philosophes sont à pied d’œuvre – et la parution récente du séminaire de Jacques Derrida, Le Parjure et le pardon aux éditions du Seuil accroîtra sans aucun doute l’influence de cette œuvre-clef.

 

C’est d’ailleurs à un proche ami de Jacques Derrida que l’on doit l’une des plus stimulantes contributions philosophiques publiées récemment sur la question. Dans un article paru en septembre 2018 au sein d’un dossier d’Actuel Marx consacré aux religions, Étienne Balibar reprend le chemin de la critique de la religion et de l’économie [16]. Sa puissante réflexion cherche à « désigner un site » pour « analyser la rencontre entre les déterminations religieuses et les déterminations économiques de la crise exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons ». Celle-ci se caractériserait par le surgissement d’une économie de violence généralisée et par le « chassé-croisé de l’économie politique et du théologico-politique ». Balibar propose alors un détour par Marx dont il tire la conclusion suivante : « dans les sociétés sécularisées par l’emprise de plus en plus totalitaire de l’économie, il y a du théologique et même du religieux, sous la forme des rituels de la vie quotidienne commandés par le fétichisme de la valeur d’échange ». On regrettera peut-être que le philosophe ne renvoie ni à Karl Korsch, ni à Henri Lefebvre, Guy Debord ou Anselm Jappe. La référence aux « religions séculières » – concept forgé par Eric Voegelin et très employé par Raymond Aron marque, nous semble-t-il, une inflexion importante. Cette évolution est bien à la mesure du diagnostic : « on voit bien que ce qui émerge est un conflit profondément religieux ». Ce très riche dossier d’Actuel Marx porte la marque d’André Tosel, qui devait codiriger le numéro avec Étienne Balibar et Michaël Löwy. Disparu en mars 2017, il laissa quelques notes préparatoires pour délimiter ce sujet immense [17]. Parmi les autres contributions du volume, signalons l’étude de Jean Robelin sur les « rapports équivoques entre le marxisme et les religions ». Excellente synthèse, il rappelle certains éléments fondamentaux dont celle-ci : le socialisme est areligieux et non antireligieux. L’URSS fit du marxisme une « religion laïque » : « plus le marxisme officiel se proclame athée et antireligieux, plus il se transforme en une religion laïque de substitution ». Ces interprétations sont classiques dans la pensée socialiste et libérale – et l’on se demande pour quelles raisons ni Arendt, ni Aron, ni Caillois, ni Castoriadis, ni Friedmann, ni Kolakowski, ni Voegelin, ne sont cités. Serait-ce un péché de prononcer le nom de ces critiques du marxisme ? On le regrette d’autant plus que les perspectives ouvertes et les points de convergence sont particulièrement stimulants et actuels, comme en témoignent la contribution de Gilbert Achcar sur marxisme et Islam ou encore l’analyse éblouissante que Michaël Löwy développe sur l’encyclique du pape François Laudato si. Celle-ci constitue aux yeux du penseur écosocialiste « un précieux et inestimable apport à la réflexion et à l’action pour sauver la nature et l’humanité de la catastrophe ». Michaël Löwy invite ainsi les marxistes, écosocialistes et communistes à « compléter ce diagnostic par des propositions radicales de changement, non seulement du système économique dominant, mais du modèle pervers de civilisation imposé globalement par le capitalisme [18] ». Löwy recense plus loin l’ouvrage d’Arno Münster sur Ernst Bloch [19], le penseur marxiste qui chercha non plus seulement à critiquer l’aliénation religieuse mais à sauver « l’excédent utopique » des traditions religieuses. Il inspira ainsi la théologie de la libération (présentée dans le dossier par Luis Martinez Andrade). Ce volume d’Actuel Marx constitue ainsi une contribution majeure au débat sur les métamorphoses du religieux et de sa critique.

 

Face aux mutations en cours, le numéro de novembre 2018 d’Esprit s’inquiétait d’une éventuelle « Europe sans christianisme ? » [20]  – hypothèse immédiatement rejetée par Jean-Louis Schlegel dès les premières lignes d’introduction. Près d’une dizaine d’articles proposaient des analyses sur la sécularisation et le développement du « religieux autrement » (Jean-Paul Willaime). Pour Michaël Fœssel, « les alertes en matière de “retour du religieux” n’ont pas grand sens aussi longtemps qu’elles ignorent le phénomène de la foi ». S’appuyant sur Nietszche, Barth et Ricœur, il souligne « les vertus d’une absence ». L’activisme religieux virant parfois au fanatisme ne serait qu’une manifestation de la mort de Dieu, de la survivance d’un astre mort. Ainsi, la foi s’oppose à la religion – et Dieu est « absent des bondieuseries ».

 

Cet hiver-là, Le Débat offrait une tribune à l’historien des religions Jean-François Colosimo, pour qui modernité, sécularisation, progrès constituent des mythes modernes [21]. Héritier d’Eric Voegelin, il voit l’idée de sortie de la religion comme un leurre. L’impressionnant débat autour de son livre Aveuglements : religions, guerres, civilisations (Le Cerf, 2018) réunissait dans les colonnes de la revue Régis Debray, Marcel Gauchet et Christian Jambet. Parallèlement, Paul Thibaud ouvrait quelques perspectives européennes sur le lien entre démocratie et religion.

 

La question religieuse semble être partout, elle agite les comités de rédaction, elle s’étale dans les sommaires des revues, elle travaille les esprits. Dans Commentaire, Mohamed Cherkaoui publiait durant l’été 2019 la première partie d’un essai d’analyse comparée sur « Islam et démocratie [22] ». Dans les kiosques au même moment, La Revue du Crieur ouvrait sa nouvelle formule par un long et riche entretien avec Delphine Horvilleur sur l’avenir des religions. Le rabbin y développe sa vision « entre interprétation des textes et observation des règles, retour du religieux et effritement anthropologique [23] ».

Retour et effritement inquiètent. Le Débat s’angoisse alors d’une « France bousculée par l’Islam [24] » (un Islam réduit au salafisme et au djihadisme soit dit en passant). Dans Études, Jean-Louis Schlegel essaie de comprendre l’effondrement de la pratique religieuse catholique [25]. Pour lui, elle s’explique par une « resacralisation » récente de la liturgie qui aurait de nouveau creusé, en réaction à Vatican II, la distance entre clergé et fidèles.

 

Saisissant l’époque avec son génihilisme habituel, Michel Houellebecq ajoute son grain de sel. Dans un entretien paru dans le numéro d’octobre 2019 de la Revue des deux mondes, il déplore le « processus » suicidaire dans lequel l’Église catholique serait engagée. Selon lui, la transformation remonterait à ce qu’il nomme les « catastrophes civilisationnelles » de la Réforme et de la Renaissance… [26] Disciple postmoderne de l’abbé Bonald, l’auteur de Soumission et Sérotonine appelle à un rapprochement entre catholiques et orthodoxes ; il place ainsi ses espoirs en une restauration catholique qui saurait contrer une influence protestante jugée néfaste… Voici qui ne va guère aider à mieux comprendre le sujet difficile, sensible et délicat que constitue le fait religieux – tout particulièrement en France, fille aînée de l’Église et temple de l’idéal laïc.

Le dicton Yiddish repris par l’allemand ne dit-il pas « Heureux comme Dieu en France » ? En ajoutant un x à dieu, la revue Zadig vient de reprendre l’expression pour le dossier qu’elle consacre à cette sacrée question dans son dernier numéro [27]. Il s’agit, à travers des entretiens et des reportages de brosser « un état des lieux du paysage spirituel de notre pays ». Le dossier contient en particulier une contribution de Delphine Horvilleur et du politologue Olivier Roy, un reportage sur les scouts musulmans, sur le mouvement pentecôtiste à Créteil et un portrait d’Hakim El Kaouri, auteur de L’Islam, une religion française (Gallimard, 2018) et promoteur d’un islam modéré. Notre bref itinéraire à travers les revues s’achève donc, comme par providence, sur le nom de Zadig

 

Tout au long de l’écriture de cette chronique, une musique me trottait en tête.

 

Consider this

That was just a dream

Consider this

The hint of the century

 

Le 19 février 1991, tandis que l’opération Tempête du désert mettait fin à la première guerre du golfe, le groupe REM sortait aux États-Unis son tube planétaire Losing my religion. George Bush senior et la coalition bombardait l’Irak, le Pacte de Varsovie disparaissait, la chanson tournait sur les platines et grimpait dans les charts. Son succès a peut-être tenu à ces mots qui disaient une vérité du temps : we’re losing our religions. Chaos, nouveau monde, nouvelle époque, crise, déconstruction, reconfiguration. L’intense activité intellectuelle que reflètent et transmettent les revues permet de saisir la complexité de notre temps, de mieux comprendre ce qui se joue dans le feu du contemporain. Faire avancer la critique et la réflexion, bouger les lignes, interroger le présent, et, comme dirait le prophète, « déblayer les cailloux qui bloquent le passage [28] ».

 

 

François Bordes

 

 

[1]. Emmanuel Todd, Sociologie d’une crise religieuse. Qui est Charlie ?, Paris, Le Seuil, 2015, p. 65.

[2]. Danièle Hervieu-Léger, Catholicisme, la fin d’un monde, Paris, Bayard, 2003.

[3]. Hervé Le Bras, Emmanuel Todd, Le Mystère français, Paris, Le Seuil, 2013.

[4]. Jean-Claude Guillebaud, « Une campagne de surenchères évangéliques », La Vie, 9 mai 2017.

[5]Rapport annuel de l’Observatoire de la laïcité, 10 juillet 2019,

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2019/07/laicite_rapport_annuel_2018-2019_v16-bat-web.pdf

[6]. Alain Caillé, « Du religieux. Esquisse d’une grammaire en clef de don », La Revue du MAUSS, no 49, 1er semestre 2017, p. 123-143.

[7]. Jean-Christophe Bailly, Adieu : essai sur la mort des dieux, Paris, éd. Cécile Defaut, 2014.

[8]. Commentaire, no 160, hiver 2017-2018.

[9]. « Avec l’Islam au quotidien », Le Débat, no 197, Novembre-décembre 2017.

[10]. « Catholicisme et politique aujourd’hui », Le Débat, no 199, Mars-avril 2018

[11]. Commentaire, no 162, été 2018.

[12]. Jacques Derrida, Foi et savoir, suivi de Le Siècle et le Pardon, Paris, Le Seuil, 2001.

[13]. Iter, no  1, juin 2018, http://lire-travailler-derrida.org/revue/n1-la-venir-de-la-religion/

[14]. Jean-Luc Nancy, « Religion sans passé ni avenir », http://lire-travailler-derrida.org/revue/religion-sans-passe-ni-avenir/

[15]. Jean-Claude Monod, « La promesse de la sécularisation », http://lire-travailler-derrida.org/revue/la-promesse-de-la-secularisation-jc-monod/

[16]. Étienne Balibar, « Critique de la religion, critique de l’économie, et retour », Actuel Marx, no 64, septembre 2018, p. 47-59.

[17]. Sur André Tosel, signalons le livre d’Arno Münster, André Tosel, penseur de l’émancipation. Un hommage, Lignes, 2018.

[18]. Michaël Löwy, « Pontifex maximus versus kapitalismus. Laudato si : une encyclique antisystémique », Actuel Marx, no 64, septembre 2018, p. 85.

[19]. Arno Münster, Socialisme et religion au XXe siècle. Judaïsme, christianisme et athéisme dans la philosophie de la religion d’Ernst Bloch, L’Harmattan, 2018, recensé par Michaël Löwy, Actuel Marx, op. cit., p. 212.

[20]. « Une Europe sans christianisme ? », Esprit, novembre 2018. Signalons dans ce dossier un très instructif itinéraire esquissé par Anne Dujin sur « la foi, grain de sable dans la littérature » de François Mauriac à Emmanuel Carrère.

[21]. Le Débat, no 202, novembre-décembre 2018.

[22]. Mohamed Cherkaoui, « Islam et démocratie », Commentaire, no 166, été 2019.

[23]. Delphine Horvilleur, « L’avenir des religions », entretien par Joseph Confavreux, La Revue du crieur, no 13, juin 2019, p. 5.

[24]. Le Débat, no 205, mai-août 2019.

[25]. Jean-Louis Schlegel, « Pourquoi on ne va plus à la messe ? », Études, octobre 2019, p.83-94.

[26]. Revue des deux mondes, octobre 2019, p. 19.

[27]. Zadig, no 4, décembre 2019.

[28]. Isaïe, 57, 14, voir Delphine Horvilleur, « Le prêtre, le prophète et nous », Tenou’a, septembre 2018, https://tenoua.org/dh-kippour-5779/


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