
Cette année, le Salon de la revue vous propose une programmation variée qui s’emploie à penser ensemble à quoi servent les revues et comment on les fait. Venues de tous les horizons, les revues posent un regard sur le monde et racontent leur histoire, la manière dont elles conçoivent leur rôle et leur place dans les débats majeurs d’aujourd’hui.
Découvrez l’intégralité du programme du 36e Salon de la revue
– plus de 30 débats, tables rondes et rencontres – que l’équipe d’Ent’revues vous a concocté.
TOUTES LES INFORMATIONS SUR LE SALON DE LA REVUE ICI
Avec
Sens Public, Collateral, Couturière, Les Cahiers naturalistes, la rbl – la revue de belles lettres, Poésie/première, Rehauts, l’Alef, Raison présente, Europe, Nioques, Rimbaud vivant, Europhonie(s), J’écris pourtant, La Revue du Mauss, Phœnix, Cahiers Jean Giraudoux, La Mer gelée, L’Actualité Verlaine, le CRIC, Bicéphale, Vinaigrette, L’Amitié Charles Péguy, animal, Le Grand Continent, Adogma, Le Journal des Allumés du jazz, Le Pen Club français, Cahiers Jacques Rivière Alain-Fournier, A littérature-action, Papilles, L’Ours Blanc, Déclouer le bec, Phaéton, Terrain, Sens-dessous
VENDREDI 2 OCTOBRE
20h30-22h
Salle Jean-Marie Gleize
« Intensifier le présent »
Soirée hommage à Jean-Marie Gleize
Jean-Marie Gleize nous a quittés brutalement le 12 mars 2026. Créateur et animateur de la célèbre revue Nioques qu’il dirigeait depuis 1990, il a rassemblé une équipe profondément affectée par sa disparition. Pour lui rendre hommage, elle a conçu un numéro spécial intitulé Nioques « JMG » qui réunit tous les textes qu’il avait publiés dans une revue dont il disait qu’elle était « comme une partie de lui-même », mais aussi qu’elle permettait d’« intensifier le réel ». Comme une toupie lancée à vive allure, l’équipe de Nioques se fera la voix de ces textes, relais d’une conception de la poésie, de l’énergie d’un travail en commun. Retrouvez-la pour traverser 35 ans de création et comprendre comme cette figure touche et marque le travail de camarades poètes, éditeurs et revuistes. Avec Barbara Dimopoulou, Emmanuèle Jawad, Stéphane Nowak, Nathalie Quintane, Cécile Sans de Nioques et la participation d’Éric Pesty, Jean-François Puff, Martin Rueff. En partenariat avec Ent’revues.
SAMEDI 3 OCTOBRE
13h-14h
Salle Jean-Marie Gleize
Les Cahiers naturalistes font leur numéro !
Aux vitrines des libraires, sur les affiches du métro, dans des bandes dessinées, au théâtre… Il est ici et là : Zola ! C’est de cette présence vivante, de son histoire aussi, que Les Cahiers naturalistes invitent à parler à l’occasion de leur 100e numéro. Comment penser la place de l’œuvre aujourd’hui, comment se réunir autour d’elle ? Entre travail patrimonial et relectures modernes, on découvre Zola au cinéma, dans des jeux vidéo, en BD, sur les planches ou sur Netflix… Une manière étonnante de plonger dans la vie épique d’un fabuleux raconteur d’histoires et la densité d’une œuvre majeure et toujours incisive. Une rencontre avec Olivier Lumbroso, Jean-Sébastien Macke, Alain Pagès des Cahiers naturalistes, Céline Grenaud-Tostain du Centre Zola & Geneviève Nakach de Cahier Jean Malaquais.
13h-14h
Salle Edgar Morin
La magie du marché
La modernité économique a-t-elle réellement, comme le défend Max Weber, dissipé la magie ? Le 3e numéro de Couturière explore au contraire les affinités entre opérations magiques et marchandes. De l’alchimie aux technologies numériques, de la prestidigitation à la fantasmagorie de la marchandise, toutes deux produisent des effets réels à partir de signes, de médiations, de promesses et de croyances. Comment capte-t-on l’attention, fabrique-t-on la crédibilité et organise-t-on le « vouloir croire » ? Que peuvent nous apprendre les mécanismes perceptifs de l’illusion sur notre rapport aux objets, aux images, aux machines et à la valeur ? Une rencontre avec l’anthropologue Lionel Obadia, l’historien et théoricien de l’illusionnisme Thibaut Rioult et Cyril Thomas, chercheur en psychologie cognitive et magicien. Animation par Isabelle Barbéris & Mohammed Ajbilou de Couturière.
14h-15h
Salle Jean-Marie Gleize
« Nouveaux regards, nouvelles mémoires »
Le rôle des maisons d’écrivain et de leur revue est de faire vivre un patrimoine littéraire, de donner un espace singulier à des œuvres et à les promouvoir. Pour cela, tout est affaire de circulation, de partage, d’imagination pour faire vivre une mémoire. Autour de lieux, les équipes des revues de la Fédération des maisons d’écrivain & des patrimoines littéraires proposent des entretiens audio, des reportages vidéos, des portraits en textes ou en images, des projets avec des artistes d’aujourd’hui. Des formes nouvelles et mobiles, des expériences, qu’il faut toujours faire dialoguer pour renouveler notre regard. Une discussion à partir de ces projets originaux avec Rimbaud vivant, J’écris pourtant, L’Amitié Charles Péguy, Cahiers Jean Giraudoux, L’Actualité Verlaine & les Cahiers Jacques Rivière Alain-Fournier.
14h-15h
Salle Edgar Morin
Penser les crises de la démocratie
La dernière décennie a vu s’intensifier la crise des démocraties libérales, confrontées à la montée de régimes autoritaires partout dans le monde. Dans ce contexte, la pensée de Claude Lefort offre des outils précieux pour comprendre la démocratie non comme un simple régime, mais comme une forme de société fondée sur l’incertitude, le conflit et l’absence de vérité politique définitive. C’est l’héritage de ces conceptions, l’efficience de ces choix, l’actualité d’une pensée et ses limites que La Revue du Mauss met en débat. Une manière de penser lucidement les grandes crises démocratiques que nous traversons. Avec Stéphane Corbin, Ahmet Insel et Sylvain Pasquier. Une rencontre animée par Sarah Creusot (Sciences-po).
15h-16h
Salle Jean-Marie Gleize
Aventure Bicéphale
Comme Acéphale, la revue de Georges Bataille, Bicéphale, créée en 2025, amplifie la résonance des textes poétiques et ouvre un regard critique sur les métamorphoses de la création contemporaine. Tel un fanzine, c’est un objet-manifeste qui tente de définir le mot-concept « bicéphale ». Toute l’équipe de la revue sera réunie pour vous présenter la livraison fondatrice d’une revue unique à cheval nietzschéen entre deux mondes, celui des arts visuels et des arts vivants. Une aventure transdisciplinaire et collective à laquelle les auteurices de Bicéphale – Axel Baille, Marie Barbuscia, Théo Hillion, Lexus, Steeve Minder, Jean-Louis Poitevin et Paola Quilici – vous invitent pour en faire saliver les mots.
15h-16h
Salle Edgar Morin
Faire une revue, résister aux réacs !
Depuis une vingtaine d’années la France est violemment secouée par une vague réactionnaire sans précédent. La vie politique, intellectuelle, artistique et éditoriale n’en finit pas de subir les assauts répétés de groupes anti-fémininistes, masculinistes, homophobes et fascistes qui mettent en défaut tout progressisme et paralysent le débat. Alors que ce phénomène semble s’accélérer et que les espaces d’expression se restreignent, c’est toute la création comme le débat public qui sont mis à mal. Lancer une revue dans un contexte aussi âpre n’a peut-être jamais été aussi nécessaire. Comment concevoir ce geste ? S’agit-il de traiter la revue en ultime refuge, en dernier espace de liberté pour mieux décentrer le débat et mieux le recentrer ? Autant de questions que Collateral, en compagnie d’un plateau de jeunes revues, souhaite poser. En partenariat avec Ent’revues.
16h-17h
Salle Jean-Marie Gleize
Matières de la littérature
La mer gelée, revue littéraire multilingue, interroge les matières de la littérature à partir de l’usage controversé du « Cuir », thème de son nouveau numéro paru chez Vanloo. Après les lectures de Bobby Chalard et Anna Haillot, un entretien avec Noémi Lefebvre et Alban Lefranc permettra d’envisager l’impact d’un positionnement littéraire sur la pertinence actualisée des matières naturelles dans la construction du poème et de l’œuvre fictionnelle. Une rencontre ponctuée de chansons interprétées par Frank Williams. Un entretien avec Noémi Lefebvre, Julien Gaillard et Alban Lefranc.
16h-17h
Salle Edgar Morin
Champagne !
À l’occasion de ses 20 ans, Sens-dessous vous invite à découvrir son nouveau numéro intitulé « Soulèvement ». C’est qu’à bien y penser : se soulever, cela résume son ambition ! Un anniversaire donne l’occasion de faire le point, de considérer le chemin parcouru, les risques pris, les positions tenues. C’est l’esprit de la revue que l’on fêtera autour de ce numéro et en traversant l’aventure obstinée qu’elle constitue. Retrouvez, autour de Nadia Taïbi, quelques auteurs du numéro et compagnons de route de la revue pris en chemin ou présents depuis toujours. Sens-Dessous existe depuis 2006 et modestement (mais non sans détermination) s’emploie à penser, faire penser, autrement. Voilà qui mérite bien d’être fêté… Champagne, donc !
17h-18h
Salle Jean-Marie Gleize
Faire animal
Depuis 2021, animal sort du terrier deux fois par an et propose des œuvres et des textes inédits, au printemps sous format numérique, imprimé à l’hiver. Pour son équipe : « Une revue est un lieu de rencontres, une cabane aux portes et fenêtres ouvertes sur les mondes qui peuplent le monde. Pas de chapelle ici, ni d’élevage en batterie, mais du souffle, des pattes et des poils, des forêts, des collines et des plaines à perte de vue. » C’est cette conception et ce geste d’accueil de la diversité des poésies aujourd’hui qu’elle promeut. Une rencontre-lecture avec quatre poètes publié.es dans animal qui font entendre leurs voix : Christophe Manon, Antoine Mouton, Lucie Taïeb & Béatrice Trotignon. Animation par Franck Doyen.
17h-18h
Salle Edgar Morin
Quand la voix fait illusion
Qu’exprime-t-on avec sa voix ? Que transforme-t-on en l’altérant ? Le dernier numéro de Terrain, « L’illusion vocale », interroge les usages quotidiens, rituels et artistiques de la vocalité. Que font les timbres, débits, souffles et dynamiques de la voix sur nos identités et nos interactions ? Anthropologues, linguistes, poéticiens et spécialistes du son explorent comment les voix incarnent, se dédoublent, bouleversent l’espace-temps, franchissent des cascades ou défient l’IA. À cette occasion, des étudiant·es du Master Son de l’ENS Louis-Lumière ont réalisé des capsules sonores inspirées des enquêtes publiées dans le numéro. Venez découvrir ces créations sonores et les coulisses de cette expérimentation autour de la voix et de sa mise en son. Avec Vincent Hirtzel et Valentina Vapnarsky, pour la coordination scientifique, Nadia Guerouaou, Mateo Knox, Lucien Lecointre, Raphaël Revault et Véronique Truffot, autrices et ingénieurs du son.
18h-19h30
Salle Jean-Marie Gleize
La revue de belle-lettres a du souffle !
La revue de belles lettres fête en 2026 son 150e anniversaire ! Quelle longévité, quelle place dans le monde des revues francophones ! Que de poètes publiés, de voix découvertes ! Toujours attachée à faire passer des voix contemporaines – en français ou en langues étrangères –, elle fait circuler les œuvres, les imaginaires et les voix poétiques. Alors que paraît un numéro anniversaire illustré, son équipe, réunie autour de David André, vous invite à traverser son histoire, à réfléchir sa place dans le paysage éditorial et linguistique suisse et européen, à entrer dans ses coulisses. Une rencontre ponctuée de lectures croisées et d’échanges avec des poètes récemment publiés. Avec le comité de rédaction de la rbl, Jean-Paul Bota, Manuel Cajal, Judith Chavanne…
18h-19h30
Salle Edgar Morin
Comprendre la Chine
La Chine est en train de littéralement définir le XXIe siècle. Et pourtant, nous n’en savons presque rien. Paradoxe que résume bien le désormais fameux « Test des trois Chinois » : presque personne, même dans un public bien informé, n’est capable de citer trois personnalités chinoises vivantes aujourd’hui. Cette disproportion a poussé Le Grand Continent à s’employer à combler ce vide effarant et à proposer des pistes de réflexion pour mieux saisir les enjeux majeurs pour notre présent. À partir de son dossier « Doctrines et sources de la Chine de Xi » qui rassemble des textes commentés et contextualisés d’intellectuels chinois importants aujourd’hui, l’équipe du Grand Continent revient sur ces textes et les doctrines qui structurent l’espace public dans ce pays. Un débat avec Sylvie Bermann, ancienne ambassadrice de France en Chine, François Bougon de Mediapart, Chloé Froissart & Sacha Halter de l’Inalco. En partenariat avec Ent’revues.
DIMANCHE 4 OCTOBRE
12h-13h
Salle Jean-Marie Gleize
« Mexique, Démons & Merveilles »
En 2026, on célèbre le bicentenaire des relations entre la France et le Mexique. L’occasion de réveiller toutes sortes d’imaginaires. C’est ainsi que A littérature-action y consacre son nouveau numéro. L’équipe de la revue vous invite à découvrir un ample dossier qui explore une multitude de pistes pour comprendre la place d’un pays des plus inspirants pour traiter des contradictions violentes et créatives de notre époque. Avec Laurent Doucet, Marie Virolle, directeurs de la revue & Martine Monteau qui a dirigé ce dossier spécial.
12h13h
Salle Edgar Morin
L’exil autrement
Phaéton pose un regard sur le monde à travers la poésie et la littérature. Tout autant, la revue nous fait lire avec le monde, en prenant en compte le réel. C’est un exercice lucide et engagé. Pour son 12e numéro, son équipe se saisit d’une question majeure pour notre époque : l’exil. C’est un enjeu de circulation des personnes, des langues, des cultures et des idées qu’il faut envisager de manière plurielle, décloisonnée et généreuse. Des questions qui se croisent et se complètent : le politique, le social, la traduction, les arts plastiques, l’éducation. Une pluralité qui nous aide à penser autrement les urgences de l’exil et la complexité de réalités diverses. C’est en entrecroisant les champs disciplinaires et en démultipliant les perspectives que la revue interroge les déplacements physiques et intérieurs qui nous affectent pour ouvrir à des possibles nouveaux. Une rencontre animée par Pierre Landete avec des lectures par la comédienne Suzanne Robert.
13h-14h
Salle Jean-Marie Gleize
Hommage à Piero Gobetti
ou comment les revues sont des espaces civiques
Alors qu’il y a tout juste 100 ans le grand intellectuel italien Piero Gobetti était assassiné par des miliciens fascistes à l’âge de 25 ans, il semble important de revenir sur cette figure majeure du paysage culturel italien du siècle dernier. Journaliste, philosophe, éditeur et animateur de revues – Energie Nove, La Rivoluzione Liberale et Il Baretti –, il les concevait comme un espace de liberté, de débat et de constitution d’une conscience civique. Le CRIC (Coordination des revues culturelles italiennes) vous invite à découvrir son parcours et à concevoir à partir de son travail les relations entre les revues françaises et italiennes aujourd’hui. Pour mieux penser ce qu’elles apportent aux débats présents, aux relations entre nos pays, comment elles demeurent des laboratoires civiques et des communautés de valeurs vitaux. Des échanges entre Maria Chiara Prodi (directrice de La Maison de l’Italie), Valdo Spini (président du CRIC) & Isabel Violante (universitaire et présidente d’Ent’revues).
13h-14h
Salle Edgar Morin
Qui fabrique la science ?
Les revues scientifiques occupent une place centrale dans la production et la diffusion des connaissances. Pourtant, leur fonctionnement reste souvent malheureusement méconnu. À travers la diversité des 320 revues publiées par les éditeurs membres de l’Alef (Alliance des éditeurs scientifiques publics français), son équipe propose de découvrir ce qui fait la spécificité d’une revue scientifique. Une rencontre pour donner les clés afin de mieux comprendre comment s’évalue la qualité scientifique, identifier les différents modes de diffusion des connaissances et découvrir les nouveaux enjeux d’intégrité notamment liés à l’usage de l’intelligence artificiel. Retrouvez Séverine Guiton, coordinatrice de l’Alef, et plusieurs responsables de revues pour en débattre.
14h-15h
Salle Jean-Marie Gleize
« Les revues de poésie, c’est ringard ! »
Pourquoi faire des revues de poésie aujourd’hui ? Voilà une question qui semble naïve mais qui témoigne d’un engagement lucide ! Pourquoi s’obstiner à animer une revue, à la gérer, à en assumer les frais et l’intendance ? Malgré ce travail sisyphéen, les revues tiennent bon. Quel rôle remplissent-elles tant du point de vue social que littéraire ? Quelles valeurs créent-elles ? Quels poètes publient-elles ? Pourquoi les choisissent-elles ? Quels genres de poésie défendent-elles ? Pour qui travaillent-elles avec autant d’acharnement ? Qui les lit au fond ? Comment trouvent-elles de nouveaux publics ? Quel impact ont-elles sur le paysage éditorial contemporain ? Autant de questions et d’enjeux fondamentaux que Poésie/première invite à débattre avec Jean-Baptiste Para d’Europe, Jacques Lèbre de Rehauts & Karim de Broucker de Phœnix.
14h-15h
Salle Edgar Morin
Visages du rationalisme
Raison présente s’emploie à penser le rationalisme, son histoire, ses implications, sa réalité effective dans nos existences. Autour de son dernier numéro qui interroge son équipe et une vingtaine d’intellectuels de tous horizons sur ce que signifie le rationalisme dans leurs vies professionnelles, se déploient des conceptions et des définitions bien différentes les unes des autres. Si la rationalité revêt d’évidence une importance claire, si on pourrait se réjouir d’un pluralisme vigoureux, d’un dynamisme sans dogmatisme, il y a un risque de dispersion des visages du rationalisme qui le priverait de toute consistance. C’est pourquoi, l’équipe de la revue invite à clarifier le sens de cette notion, de lui donner forme collectivement, à en établir des impératifs. Un débat avec François Dosse, Emmanuelle Huisman-Perrin, Michèle Leduc, Alain Policar & Christian Ruby.
15h-16h
Salle Jean-Marie Gleize
50 + 50 = 50
Anniversaire de L’Ours Blanc
50 + 50 = 50, en voilà une drôle d’équation. Avec C’est d’un tout autre genre, ça marche, ça marche et puis ça danse, un pas de deux comme un faux pas. Expérimentations sous forme de théorèmes. Les deux corps du ballet – Anne Portugal et Vincent Broqua – s’y exercent. Et ce n’est pas l’évidence. Il y faut l’énergie d’une revue double pas comme les autres ! Des machines pas mal biaisées écrites à 2 – ou pour le dire plus mathématiquement à 50/50 – devaient naturellement trouver leur place dans le 50e numéro de L’Ours Blanc. Une rencontre-anniversaire pleine de lectures et de quelques surprises concoctées par Hervé Laurent.
15h-16h
Salle Edgar Morin
Triptyque vital :
recherche / création / action
Europhonie(s) porte une exigence plurielle : penser, créer, s’engager. En proposant des études critiques et des textes de création tout en promouvant un engagement citoyen, elle refuse de distinguer le sensible du social. Une position qu’il faut urgemment maintenir pour continuer de partager des valeurs qui semblent vitales. Un partage des connaissances qui s’inscrit dans le contexte d’une nouvelle écologie politique désireuse de construire autre chose en opposant aux régressions humaines et environnementales la beauté. Pour apporter leur pierre à l’édifice Valérie Deshoulières, Paolo Dias Fernandes, Boris Le Roy et Méline Zappa vous invitent à descendre au fond d’une mine oubliée pour la rechercher.
16h-17h
Salle Jean-Marie Gleize
Une pour toutes !
Faire des revues n’est jamais une mince affaire ! Il faut mobiliser des forces, s’organiser, faire tenir une énergie… C’est une sacrée aventure, pas de doute. Et alors que vaut tout cela quand on fait une revue seule ? Tout est démultiplié. Aventures assez rares mais qui témoignent d’une liberté et d’une force peu commune. Éric Dussert, auteur du dossier « Les revues d’un seul » dans La revue des revues, échange avec les artisanes de deux revues atypiques : Déclouer le bec et Vinaigrette. Elles expliquent leur projet, leurs manières de travailler, de penser les textes, la production de leurs objets, leurs rapports avec les autres. Une plongée dans leur formidable et unique atelier.
16h-17h
Salle Edgar Morin
L’âge de l’excès
Le monde est passé en cinquante ans de l’âge de l’accès à l’âge de l’excès. Les talents et des moyens se concentrent sur quelques hubs planétaires. Les abus et les exclusions disloquent les systèmes démocratiques que le vieillissement démographique détourne de prévoir l’avenir. Diverses raretés nous marquent que Sens Public entend traiter comme autant de défis éducatifs à relever : la culture face aux algorithmes, l’Europe face aux empires, les mutations de la formation et du travail, la tension entre nos besoins financiers et la transition écologique… Un débat avec Inês Fontenelle, Alexandre Hssaine, Danielle Morichon, Alok Nandi et Anne Ulmann. Animé par Gérard Wormser.
17h-18h
Salle Jean-Marie Gleize
Transmettre toujours
Une revue n’est pas seulement un objet éditorial : c’est un geste de transmission. Mais transmettre quoi, exactement, et à qui ? Un patrimoine, un savoir, une mémoire vivante, une façon de voir le monde ? Et par quels moyens ? Loin d’être un simple canal de diffusion, la revue oriente ce qu’elle transmet : elle est en ce sens toujours politique, au sens large. Le Pen Club français vous invite à traverser trois expériences de revuistes singulières – une revue patrimoniale et sensorielle, une revue numérique engagée dans la diversité culturelle, une revue militante de la libre-pensée — pour interroger ce que chaque projet éditorial choisit de faire passer. Avec Fulvio Caccia, (Combats magazine), Monique Calinon (Papilles) & Thierry Mesny (Adogma). Animation par Carole Mesrobian.
17h-18h
Salle Edgar Morin
La critique toque
À l’heure où semblent avoir triomphé les effets conjugués des crises de la presse, de la musique, du disque et de l’attention, l’idée de critique musicale semble confinée à un passé lointain, survivant dans de rares réserves où quelques personnes continuent d’écrire, discuter, analyser, commenter, et débattre de la musique. Qui sont les critiques de musique ? Comment exercent-ils leurs activités ? Et surtout, que permet la critique musicale d’entendre aujourd’hui des chants et sons du monde qu’ils veulent servir ? Le Journal des Allumés du jazz convient des critiques musicaux pour débattre de ces pouvoirs encore actuels de la critique, des revues et médias de critique musicale, qui – les crises ne font pas – n’ont pas dit leur dernier mot. Avec Stan Cuesta, Jacques Denis & Étienne Menu. Animation par Pierre Tenne.