Vie des revues

L’énergie de Hocquard

Jean-Jacques Hocquard, né en 1941, vient de mourir en Bretagne. Fidèle inconditionnel du Salon de la revue, il a porté une infinité de projets dont la formidable aventure de La Parole errante et donné forme à sa fidélité à l’œuvre d’Armand Gatti. Nous lui rendons ici hommage.      Lorsqu’un camarade disparait, soudain, s’impose à

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Sur les revues

C’est l’histoire… d’une revue !

    Les revues ont des histoires qui se croisent, se réinventent, se mêlent. Et si on lit peu ces histoires, qu’on les méconnaît trop souvent – comme si la ponctualité de la lecture en empêchait une prise globale –, elles irriguent un tissu intellectuel majeur qu’il est fort bon de considérer de temps à

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Au fil des livraisons

La présence des œuvres

    Les images, les représentations, les œuvres, semblent souvent plus éphémères, moins ancrées ou durables que la tradition nous y habitue trop souvent, peut-être un peu illusoirement. Comme si elles s’effaçaient, irrémédiablement. C’est de ce constat que découle le projet d’objet trouvé. Comme l’affirme clairement l’édito de ce premier numéro : « nous défendons l’idée de

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Au fil des livraisons

Voix tchèques

  Les revues procèdent d’une concentration. Ce sont des lieux qui rassemblent des textes, les rapprochent, les anglent, leur proposent une forme d’organisation. Elles procèdent de choix – souvent d’une grande générosité, accueillantes –, et suggèrent au lecteur de centrer leur lecture, de la restreindre, de la précipiter en quelque sorte. C’est une limite ouverte,

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Au fil des livraisons

Regards sur l’Amérique

Pour saluer la disparition de Richard Dindo, Nicolas Philibert décrit un homme déterminé, opiniâtre, inventeur de machines cinématographiques, élaborateur d’un système, d’un langage. Il perçoit dans son travaille, à proprement parler, une puissance. Il cite ainsi le cinéaste, critique et producteur André S. Labarthe : « C’est parce qu’il peut tout montrer que le cinéma n’apparaît jamais

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Au fil des livraisons

Une poésie de l’attention

  On est toujours un peu surpris de l’intérêt pour la forme du haïku, curieux de ce qu’on entend dans une forme codifiée qui fait de la brièveté, de l’ellipse, du silence, de mystérieuses correspondances, d’échos discrets, la clef de voûte d’une poétique qui vient d’ailleurs. On en connaît les maîtres, lointains et délicieusement opaques

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Vie des revues

Vies sans fin de Paul Louis Rossi

        Le poète, critique, peintre, Paul Louis Rossi vient de mourir à l’âge de 91 ans.   Il avait fait du divers un principe esthétique et existentiel.   Dès son arrivée à Paris dans les années 50, il a participé à de nombreuses revues et touché un peu à tout. De son

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Au fil des livraisons

Une vraie belle revue !

    Il faut le dire d’emblée, avec la même franchise qui habite tous les textes de Déclouer le bec, la revue que Marlène Soreda fait toute seule à Avallon : cela faisait un bon moment qu’une revue aussi honnête, aussi sûre de la puissance de sa forme même, qu’un geste de revuiste n’étaient si

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Au fil des livraisons

Lire à l’affût

  Il y a les animaux diurnes et les animaux nocturnes, les carnivores et les végétariens… et il y a les animaux d’hiver et de printemps, bien étranges, les animaux qui parlent, écrivent par saisons… Ceux-là animent une revue qui porte leur nom, au singulier, une revue de poésie, juste de poésie, sans fioritures, sans

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Au fil des livraisons

Partager le danger de la poésie

  On ne lit pas une revue de poésie comme une autre revue. Il y a comme une appréhension sourde qui nous saisit avant de s’y plonger, avant de décider comment on y pénètre – par le commencement, par un poète que l’on connaît ou que l’on aime, au gré hasardeux  d’un nom ou du

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